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Arrêts maladie et accidents de travail : vers une hausse des jours de carence ?

Avec cette possible réforme, l'État vise un milliard d'euros d'économies.  [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Le gouvernement cherche à faire des économies. Pour ce faire, l'exécutif réfléchirait à augmenter le nombre de jours de carence lors des arrêts maladies et des accidents du travail.

Des économies à tout prix. Alors que le gouvernement étudie de nombreuses pistes afin de renflouer les caisses françaises, une hausse du nombre des jours de carence serait envisagée. Actuellement, dans le secteur privé, lorsqu'un salarié est en arrêt maladie, il a trois jours de carence. Il doit donc attendre le quatrième jour avant d'être indemnisé par la sécurité sociale. Les trois premiers jours non indemnisés sont appelés «jours de carence» et sont fréquemment remboursés par les entreprises. L'idée de l'exécutif serait donc d'ajouter un cinquième, un sixième, voire un septième jour de carence. Ce projet devrait être évoqué lors d'une table ronde qui devrait se tenir le 20 avril, selon la Tribune

LES ENTREPRISES PAS EMBALLÉES

Cette baisse de la prise en charge des arrêts de travail par la sécurité sociale n'est pas forcément du goût des entreprises. S'ils sont plutôt favorables à un durcissement des conditions de remboursement des arrêts maladies, les employeurs ont peur que le projet proposé par le gouvernement ne leur coûte cher, puisque ce sont eux qui règlent l'addition des jours de carence. C'est pourquoi le patronat milite pour une autre solution. 

Le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) proposent des jours de carence d'«ordre public» qui ne seraient à la charge ni de l'État, ni des entreprises. C'est alors le salarié qui se retrouverait perdant avec aucune compensation sur les jours de carence. Pour le moment, le gouvernement étudie toutes les pistes, sans avoir tranché entre les différentes options. 

Chaque année, le remboursement des indemnités journalières à la sécurité sociale coûte 16 milliards d'euros. Avec cette possible réforme, l'État viserait un milliard d'euros d'économies. 

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