Impôt : Pécresse ne croit pas à une pause

Par AFP, publié le
GooglePlus Facebook Twitter Pinterest Linkedin Commentez cet article Envoyez le par mail Imprimez le
Valérie Pécresse, lors d'un meeting de soutien à François Fillon, le 12 novembre 2012, à Paris [Miguel Medina / AFP/Archives]
Valérie Pécresse, lors d'un meeting de soutien à François Fillon, le 12 novembre 2012, à Paris [Miguel Medina / AFP/Archives]

L'ex-ministre UMP du Budget Valérie Pécresse ne croit pas à la pause de l'augmentation des impôts jusqu'à la fin du quinquennat promise par son successeur PS, même si elle juge que la France est déjà en "overdose fiscale".

"Le seuil de tolérance fiscale est largement dépassé, on est en overdose fiscale", ce qui "va être fatal pour notre économie", s'est exclamée la députée des Yvelines lundi sur Europe 1.

L'engagement du ministre du Budget Jérôme Cahuzac assurant dimanche qu'il n'y a "pas d'augmentation d'impôts prévue ou prévisible, envisagée ou envisageable" d'ici la fin du quinquennat Hollande? "Je n'en crois pas un mot", a tranché Mme Pécresse.

"Pour boucler un budget, il faut soit plus de recettes, soit moins de dépenses. Les baisses des dépenses, on les attend toujours et les recettes ne seront pas au rendez-vous", a dit Mme Pécresse. "Deuxième raison" pour ne pas croire à cette promesse: "il y a un projet très dangereux dans les cartons du gouvernement: l'autonomie fiscale des collectivités locales", selon elle. Or "toute les régions attendent l'autonomie fiscale pour augmenter leurs recettes". Donc "mensonge par omission" du ministre, a dit Mme Pécresse.

Les 75% de taxation décidés par le gouvernement puis censurés par le Conseil constitutionnel "ont fait déjà assez de dégâts", a-t-elle par ailleurs estimé. "Il faut arrêter les frais".

Au-delà des départs fracassants de personnalités, "le vrai drame, c'est la délocalisation des emplois, des centres de décision des entreprises", a analysé l'ex-ministre. "Ca, ça se verra dans les chiffres du chômage et ce sera irréversible pour l'économie française".