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Alerte sur le patch contraceptif

Le risque de thrombose veineuse est deux fois plus élevé avec le patch EVRA.[SANDY HUFFAKER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Après le scandale des pilules de 3e et 4 e générations puis celui du médicament Diane 35, c'est au tour du patch contraceptif d'être pointé du doigt pour ses risques.

Dans un nouvel avis publié mercredi 27 février, l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), recommande de privilégier la prescription de pilules de 1e et 2e génération plutôt que le patch contraceptif EVRA en raison du risque thrombo-embolique veineux.

S'appuyant sur les résultats d'une étude de l'Agence européenne du médicament (EMA) sur une évaluation du risque de caillot sanguin des contraceptifs hormonaux non oraux, l'ANSM alerte des risques du patch EVRA. Celui-ci présente, en effet, jusqu'à deux fois plus de de risques de thrombose veineuse que les pilules de 2e génération. L'agence souligne également que le risque est "similaire à celui observé avec les contraceptifs oraux combinés de 3e et 4e génération".

En conséquence, l'ANSM recommande aux prescripteurs de privilégier les contraceptifs de 1e ou 2e génération. Elle souligne néanmoins que le "sur-risque thromboembolique veineux ne justifie par un arrêt brutal d'EVRA si le patch a été bien supporté chez une femme utilisatrice depuis une longue période".

 

Le patch contraceptif, c'est quoi ?

Le patch contraceptif EVRA est le seul patch commercialisé en France actuellement. Il avait obtenu son autorisation européenne de mise sur le marché le 22 août 2002.

Le patch EVRA est un contraceptif qui agit par voie transdermique, c'est-à-dire que les actifs pénètrent dans l'organisme à travers la peau. Le patch doit être collé sur la peau, puis il est remplacé tous les sept jours pendant 21 jours sur 28.

Ce patch, qui est un contraceptif combiné (association d'un estrogène et d'un progestatif), contient de la norelgestromine, un progestatif de 3e génération.

En outre, l'agence de sécurité du médicament souligne dans son avis "qu'il n'existe pas de données montrant que la voie transdermique présente des avantages en termes d'efficacité et de sécurité d'emploi par rapport à un contraceptif pris par voie orale".

 

Une alerte qui s'ajoute aux précédentes

Cette nouvelle alerte sur les dangers potentiels d'un contraceptif survient après les polémiques sur les pilules de 3e et 4e génération et du traitement anti-acné Diane 35. Plusieurs plaintes ont été déposées par des utilisatrices de ces traitements victimes d'embolies pulmonaires, d'accidents vasculaires cérébraux ou de thromboses.

De plus, selon l'ANSM, ces alertes se sont traduites en janvier par une chute de 23% des ventes pour ces contraceptifs et par une baisse générale de 3,5% des ventes de pilules.

 

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