Dakar: combat de chefs

Par AFP, publié le
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La voiture de Nasser Al-Attiyah lors de la 3e étape du rallye Dakar entre Pisco et Nazca, le 7 janvier 2013 [Franck Fife / AFP]
La voiture de Nasser Al-Attiyah lors de la 3e étape du rallye Dakar entre Pisco et Nazca, le 7 janvier 2013 [Franck Fife / AFP]

Le Français Stéphane Peterhansel, le Qatari Nasser Al-Attiyah et l'Américain Robby Gordon se sont livré lundi un âpre combat de chefs dans le désert péruvien lors de la 3e étape du Dakar-2013 entre Pisco et Nazca, un parcours de 343 km dont 243 km de "spéciale" chronométrée.

C'est le Qatari - vainqueur en 2011 et concurrent malheureux qui avait dû abandonner l'année dernière - qui a été le plus rapide avec son buggy 2 roues motrices, signant un temps de 2 h 30 min 14 sec.

Mais l'arrivée, non loin des célèbres lignes ou géoglyphes pré-incaïques de Nazca, s'est faite dans un mouchoir de poche, le puissant Hummer de Robby Gordon ne concédant qu'1 min 18 sec au pilote qatariote, suivi de la Mini de Peterhansel à moins de 3 minutes.

Au classement général, c'est le pilote français qui s'installe en tête, devant Al-Attiyah et l'Argentin Lucio Alvarez sur Toyota.

Carlos Sainz, sur le second buggy aux couleurs du Qatar est en 5e position. Lors de la 2e étape, l'Espagnol, vainqueur du rallye en 2010 sur VW, s'était retrouvé dans un premier temps en 16e position au général après avoir "jardiné" contre sa volonté dans les dunes en raison d'une défection de son GPS.

Réunis dans la nuit, les commissaires de courses l'ont ensuite réintégré à la 1ère place, établissant après enquête qu'il n'était en aucun cas responsable de ses déboires technologiques.

Le Chilien Andres Carevic au départ du Dakar, le 5 janvier 2013 à Lima [Geraldo Caso / AFP]
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Le Chilien Andres Carevic au départ du Dakar, le 5 janvier 2013 à Lima

Quant à Nasser Al-Attiyah, s'il avait consulté lundi matin le site internet du rallye qui donne les classements, il aurait appris à sa stupéfaction qu'il venait d'écoper d'une pénalité le reléguant à la 132e et dernière place.

Mais cette information était totalement erronée et due à "un bug informatique", a précisé à l'AFP le directeur de course, David Castera.

Toujours dans la catégorie autos, la journée a été aussi marquée par une mauvaise nouvelle pour l'écurie Mini avec l'abandon de son pilote polonais Krzysztof Holowczyc, équipier de Peterhansel.

Selon le service de communication du rallye, le pilote souffre d'une blessure au dos à la suite d'un tonneau par l'avant. Il a dû être hospitalisé pour examens médicaux.

Quadruple vainqueur en moto et en quête d'une cinquième victoire cette année, le Français Cyril Despres sur KTM qui n'avait, lors des deux premières étapes, accédé à aucune des 3 marches du podium, a repris sa place de leader au général.

Il a signé le 3e temps de l'étape, derrière le vainqueur chilien Francisco "Chaleco" Lopez (KTM) qui a couvert la "spéciale" en 2 h 37 min 54 sec et le Portugais Paulo Goncalves (Husqvarna).

Le chilien Francisco "Chaleco" Lopez à bord de sa moto, le 5 janvier 2013, lors de la 2e étape du Dakar à Pisco [Franck Fife / AFP]
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Le chilien Francisco "Chaleco" Lopez à bord de sa moto, le 5 janvier 2013, lors de la 2e étape du Dakar à Pisco

"Je ne pensais pas passer en tête du général aujourd'hui", a-t-il déclaré à l'issue de la "spéciale". "Je me suis concentré sur mes caps. Au Pérou, il faut être très vigilant sur la navigation. Les paysages se ressemblent et il est facile de se tromper de chemin. Tant qu'on ne sera pas sorti du Pérou, j'aurai la boule au ventre", a-t-il avoué.

La 4e étape conduira mardi les concurrents jusqu'à la grande ville du sud-péruvien, Arequipa, un parcours de 411 km pour les motos et quads, dont 136 km de "spéciale", et de 509 km pour les autos et camions, dont 172 km de "spéciale".