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Mareva Galanter de Popstars : "Je suis trop humaine pour faire partie du jury"

Mareva Galanter apporte son soutien aux candidats de Popstars Mareva Galanter apporte son soutien aux candidats de Popstars[POTIER - STEPH / VISUAL Press Agendcy / D8 ]

Hier soir, Popstars présentait ses premiers rendez-vous de la saison. Si l'émission ne connaît pas véritablement de changement par rapport à son concept original, la nouvelle mouture fait appel pour la première fois à un personnage de « grande sœur ». Un rôle qui tient à coeur à l'ancienne Miss France Mareva Galanter.

Sans pouvoir décisionnaire sur le choix des membres du groupe en création comme l’ont les trois jurés La Fouine, Alexia Laroche-Joubert et Philippe Gandilhon, la chanteuse, actrice, animatrice et mannequin originaire de Tahiti prête une oreille attentive et prodigue ses conseils avisés aux candidats.

Vous sentez-vous à l’aise dans votre rôle ?

Oui très à l’aise, parce que ce sont juste des moments de vérité, des moments authentiques. Je ne suis pas sur le plateau de Popstars, je suis dans les coulisses : dans la file d’attente le matin,  dans les salles d’attente, derrière la porte avant que les candidats ne passent devant le jury, derrière la porte quand ils sortent, donc je ris avec eux, je partage leurs joies et leurs peines…

Il n’y a pas vraiment de préparation à avoir. Ma préparation c’est juste qui je suis et tout ce que j’ai fait dans ma vie, tout ce qui m’a fait grandir, mûrir et tout ce qui m’a donné l’expérience que j’ai aujourd’hui pour pouvoir les conseiller et les accompagner.

Vous avez enregistré deux albums, est-ce que ce n’est pas frustrant de ne pas faire partie du jury ?

Non, je n’aurais pas voulu parce que c’est très difficile de juger. Etant moi-même artiste, c’est très difficile de juger d’autres artistes qui ont un talent fou. Certains sont très bons chanteurs mais sont éliminés parce qu’ils ne correspondent pas au projet et je pense que je n’ai pas le caractère adéquat pour être dans un jury : je suis trop sensible, trop humaine peut-être (rires), ça me fait trop de peine…

Je trouve ça trop difficile d’être radical. Dans le jury on ne passe pas par les sentiments, à un moment donné on doit en éliminer un. Le jury le fait très très bien.

Votre rôle de grande sœur vous impose-t-il de recadrer les candidats parfois ?

Non, je les conseille, je les accompagne. L’idée n’est pas de changer leur personnalité, il faut qu’ils restent qui ils sont parce que c’est important d’avoir une identité quand on est artiste - même s’il doit y avoir une forme d’unicité puisque l’on doit former un groupe – c’est important de garder sa personnalité.

Je les encourage dans ce que je perçois d’eux. Quelqu’un qui a un sourire solaire je lui dis : « si tu veux mettre toutes tes chances de ton côté surtout souris devant le jury... ». C’est le genre de conseils que je donnais avant l’étape de l’Atelier.

Là-bas, il va s’agir d’autre chose. Il va s’agir vraiment de les accompagner. Mais je ne suis pas une nounou parce que ce serait participer à la vie privée, aller à l’hôtel… Cela n’est pas filmé. Je ne participe pas à la vie privée, je ne mange pas avec eux… C’est vraiment un accompagnement dans les moments de stress, de doute, de solitude parce qu’il y en a qui sont seuls, venus sans famille, ni ami.

Vous jouez aussi les confidentes ?

Oui, il y a en des candidats qui viennent vers moi. Il y a par exemple une jeune fille qui était venue avec ses grands-parents et qui me confiait dès qu’ils s’éloignaient combien ils la stressaient… (rires). Les candidats viennent spontanément vers moi pour me demander si La Fouine est cool. Ils me posent des questions de ce genre… Je leur dit d’emblée que je ne suis pas là pour les juger.

Vous avez l’esprit d’une grande sœur dans la vie ?

Je suis déjà grande sœur puisque j’ai trois petits frères. Et oui, je suis très à l’écoute, c’est ma nature. Peut-être qu’être proche des gens me vient des mes origines tahitiennes. Je me sens à ma place, légitime et naturelle. Les candidats viennent vers moi dès que j’arrive, quand les caméras ne sont même pas allumées, pour me parler de leur soirée de la veille. C’est touchant…

Vos rapports avec le jury ?

Je leur rapporte entre guillemets ce que moi je vois et je ressens sur certains candidats parce qu’ils ont vraiment un rapport très court lors des castings. Les candidats ont trente secondes pour se présenter et chanter une chanson…

Donc il n’y a pas de chaleur, ils n’ont pas de temps même si cela arrive quelque fois. Le soir, après que le choix a été fait, les jurés peuvent me demander si j’ai vu telle candidate… Comment elle était en coulisses, si elle était stressée...

Quelles sont les qualités indispensables pour être une Popstar ?

C’est d’être fidèle à soi-même, d’être dans une énergie constante ce qui n’est pas évident, et avoir cette notion de partage, parce que chanter c’est partager avec un public, c’est faire passer des émotions et on ne peut pas mentir.

Est-ce que vous connaissiez l’émission Popstars avant d’y participer ?

Je venais de faire trois ans de tournée (avec Nouvelle Vague, ndlr) avant qu’on ne me propose Popstars. Je n’avais jamais regardé l’émission avant, mais je me suis dit que participer à la formation d’un groupe était une expérience géniale.

Vous considérez-vous plus comme une animatrice télé ou comme une chanteuse ?

Mon parcours est très atypique. J’ai commencé ma vie à Tahiti là où les gens prennent leur retraite (rires)... C’est comme si j’avais commencé ma vie à l’envers. Tout ce que je fais je le fais avec beaucoup de cœur et de passion.

Je suis Mareva "la Miss France", comme je suis Mareva "la chanteuse", comme je suis Mareva "l’animatrice", comme je suis Mareva "la sœur de trois frères"… Je suis une autodidacte, je me suis construite à ma façon, je ne m’inscris pas dans un parcours tout tracé. Donc à partir de là je profite de tout ce que je fais….

Avez-vous des projets musicaux ?

Pas tout de suite... Mais j’ai enregistré des chansons à Detroit avec un producteur américain. Il y a deux clips en ligne, un qui s’appelle « Kill Myself » qui est très très noir, pas vraiment « pop » – même si cela dépend de la définition – et une autre chanson qui s’appelle « Western love » qui a été censurée sur Youtube.

C’est deux chansons que j’ai écrites et composées. Le projet enregistré à Detroit est plus noir que mes albums précédents qui étaient beaucoup plus solaires.

 

A quoi va ressembler l'émission Popstars 2013 ?

La Fouine dans Popstars : "Je me bats pour les artistes que j'aime"&nbsp

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