Carlton : DSK entendu à Lille

Par AFP, publié le
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Dominique Strauss-Kahn à Paris, le 11 décembre 2012 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]
Dominique Strauss-Kahn à Paris, le 11 décembre 2012 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

L'enquête sur l'affaire dite du Carlton continuait sa progression jeudi à Lille avec la convocation de l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, mis en examen depuis mars dans ce dossier pour proxénétisme aggravé.

Personnalité phare de l'affaire, sa convocation fait partie du déroulement normal de l'instruction, selon son avocate Me Frédérique Baulieu qui n'a pas souhaité faire plus de commentaires.

Une voiture noire aux vitres teintées s'est engouffrée peu avant 14H00 au palais de justice, a constaté un photographe de l'AFP.

DSK avait été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l'affaire dite du Carlton le 26 mars 2012.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai avait confirmé mi-décembre cette décision, après avoir rejeté les requêtes en nullité déposées par les avocats de DSK et d'autres protagonistes du dossier, l'ancien patron de la police du Nord Jean-Christophe Lagarde notamment.

Elle validait ainsi l'instruction des magistrats lillois, et ouvrait la voie à terme à un procès. Les défenseurs de M. Strauss-Kahn avaient immédiatement annoncé un pourvoi en cassation, qui n'est toutefois pas suspensif.

"La défense de M. Dominique Strauss-Kahn a la certitude qu’il sera finalement lavé des accusations absurdes de proxénétisme dont il fait l'objet, accusations qui heurtent tout autant le bon sens que l’analyse juridique",avaient-ils alors réagi.

Dominique Strauss-Kahn a toujours affirmé ignorer que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il a participé, notamment à Paris et Washington, étaient des prostituées rémunérées.

Une place "déterminante"

Le site internet du Figaro rapportait mercredi soir que les juges instruisant l'affaire du Carlton estimaient que DSK y avait une place "déterminante".

Les magistrats estiment que DSK "n'aurait pas été un simple bénéficiaire de ces parties fines mais aurait +initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels+", rapportait le quotidien, qui a pris connaissance de la décision prise le 19 décembre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai.

Onze personnes au total ont été mises en examen dans cette affaire. La dernière en date, celle de Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", est intervenue mercredi.

L'information judiciaire est menée depuis mars 2011 par trois juges lillois, et pourrait durer encore jusqu'à l'été.

En octobre, le parquet de Lille avait classé sans suite des accusations de viol portées contre M. Strauss-Kahn en marge de l'affaire dite du Carlton, en l'absence de dépôt de plainte d'une "escort-girl" qui avait participé à des soirées libertines à Washington en décembre 2010.