Un étiquetage plus vert pour les lessives

Par AFP, publié le
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Un rayon lessives d'une grande surface [Mychele Daniau / AFP/Archives]
Un rayon lessives d'une grande surface [Mychele Daniau / AFP/Archives]

Sur quels critères doit reposer un étiquetage "vert" permettant d'orienter les consommateurs vers les produits les moins néfastes pour la planète ? Après les chaussures, les meubles ou les ballons, les fabricants de lessives ont adopté une méthodologie d'affichage harmonisée.

Au sein d'un groupe de travail, une centaine de fabricants, distributeurs, laboratoires d'essais et associations environnementales et de consommateurs, "se sont accordés sur une méthode de calcul et d'affichage harmonisée des impacts environnementaux des lessives", a indiqué lundi l'association française en charge des normes (Afnor).

Cette méthodologie distingue deux types d'indicateurs pertinents pour les lessives : ceux liés à l'impact du produit sur l'environnement (climat, écotoxicité aquatique et utilisation des ressources naturelles nécessaires à la fabrication) et ceux liés aux flux, comme la consommation d'eau. Cela inclut les emballages.

Ce "référentiel" est le quinzième établi dans le cadre d'une plate-forme lancée en 2008 par l'Afnor et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour poser les bases d'un affichage "vert" en France. De telles méthodologies ont déjà été adoptées notamment pour les chaussures, les téléviseurs, les meubles en bois ou les balles et ballons.

D'autres sont en préparation pour le café, l'huile, les vins, les couches lavables, les vélos ou les jeux de société, précise l'Afnor.

L'affichage environnemental est un engagement du Grenelle de l'environnement. Pendant un an, entre l'été 2011 et l'été 2012, une première expérimentation a permis à plus de 160 entreprises volontaires de tester différentes formes d'affichage (sur emballage, en rayons, sur internet) sur différents critères.

L'évaluation finale de cette expérimentation est attendue pour le début 2013, en vue d'une généralisation.

Fin novembre, sept associations de consommateurs et la fédération France Nature Environnement (FNE) avaient plaidé, dans leurs bilans respectifs, en faveur d'une telle généralisation de ce type d'affichage "multi-critères".