L'Italie est immortelle

Par Pierre Ménès, chroniqueur de Direct Matin, publié le
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Durant tout l'Euro 2012, l'intarissable grande gueule Pierre Ménès livre tous les jours son analyse de la compétition sur le site et dans les colonnes de Direct Matin.[AFP]

A 48 ans, Pierre Ménès est une figure du paysage footballistique français. Ancien reporter à L’Equipe, cette intarissable grande gueule officie aujourd’hui en qualité d’expert pour le Canal football club. Pendant l’Euro 2012, il a carte blanche pour s’exprimer tous les jours dans nos colonnes.

Tout le monde était prévenu. Lorsqu’un scandale de paris truqués frappe le Calcio, l’équipe nationale remporte le grand tournoi où elle est engagée. L’histoire est donc toujours en marche. Comme l’Allemagne incapable de battre la Squadra en phase finale.

Mais il y a quand même quelque chose de nouveau. Cette équipe d’Italie, tout le monde l’aime et pour tout vous dire, je n’ai jamais vu un tel vent de sympathie pour Buffon et ses copains.
Une admiration méritée pour une équipe qui ne s’auto-caricature pas. Pas de tricheries, de petits coups sournois, de simulations. L’Italie joue. Tout court. Et ça plait à tout le monde.
Evidemment, tout le jeu de l’équipe de Prandelli prend forme sur une défense incroyable, celle de la Juventus invaincue cette saison.

Mais l’Italie a aussi des individualités. A commencer par Buffon, totalement en transe dès l’hymne de son pays (que ça fait du bien de voir ça…) et qui est définitivement le meilleur gardien de l’histoire. Avec lui il y a Pirlo sa technique de rêve, ses transversales de velours.

Reste le facteur X. Il s’appelle Mario Balotelli. 21 ans, il est dingue, ingérable, il véhicule une rage permanente mais il a été décisif dans une demi-finale d’un Euro en inscrivant un doublé. Visiblement tous ces coéquipiers surveillent la casserole pour que le lait ne déborde pas. Très entouré, il devient décisif.

L’Italie aura bien besoin de la puissance de super Mario contre l’Espagne. Le match de poule avait été excellent (1-1) et les Italiens avaient su mettre en grand danger le champion en titre qui avait, lors de cette rencontre, encaissé son seul but du tournoi.  Il est d’ailleurs amusant de noter que l’Italie joue avec deux attaquants et l’Espagne aucun. Mais on reparlera de ça en début de semaine prochaine.

On peut donc espérer une finale de qualité. Certainement pas avec une avalanche de buts vu la qualité défensive des deux équipes. Mais enfin, sur le plan technique, on devrait se régaler.

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