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Attentat déjoué à Marseille avant la présidentielle 2017 : le procès a commencé ce lundi

La perquisition dans une planque le 18 avril 2017 avait permis d'établir de potentielles cibles dont le meeting de Marine Le Pen organisé le lendemain à Marseille. [BORIS HORVAT / AFP]

Quelques jours avant le lancement de la campagne présidentielle 2017, un attentat contre des personnalités politiques, notamment Marine Le Pen, avait été évité par les autorités. Ce lundi 30 octobre 2023, le procès de 12 personnes s'est ouvert à Paris.

Le procès de l’attentat déjoué à Marseille a commencé ce lundi 30 octobre 2023 à Paris. Parmi les douze hommes jugés, les deux principaux accusés, Clément Baur, 30 ans, et Mahiedine Merabet, 36 ans, sont suspectés d'être à l'origine du projet d'attentat qui visait notamment un meeting de Marine Le Pen à Marseille quelques jours avant le début de la campagne présidentielle 2017.

Dix autres hommes sont soupçonnés d'avoir aidé le duo à se procurer des munitions et des armes. Ils sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Ce lundi, l'un des accusés, le Tchétchène Lom Ali Aldamov, ne s'est pas présenté à l'audience et sera jugé «par défaut» en son absence. Selon le parquet, il a quitté le territoire national depuis «au moins un an», indique l'AFP.

Une vidéo transmise à la DGSI

Clément Baur et Mahiedine Merabet, qui s'étaient connus à la maison d’arrêt de Lille-Sequedin (Nord) en 2015 où ils étaient codétenus, avaient cherché à contacter Daesh pour transmettre une vidéo d'allégeance et de revendication. C'est ce qui avait alerté les services antiterroristes.

Un agent infiltré de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) avait reçu la vidéo quelques jours après.

Celle-ci montrait des dizaines de munitions, un fusil-mitrailleur, un drapeau de l'organisation terroriste, un exemplaire du journal Le Monde avec une photo du candidat de droite François Fillon et un montage d'enfants victimes de bombardements en Syrie.

Une perquisition concluante

La perquisition de leur planque, le 18 avril 2017, avait permis de saisir le fusil-mitrailleur mis en avant dans la vidéo, trois pistolets, des centaines de munitions, un sac de boulons et plus de trois kilos d’explosif.

L'exploitation des supports numériques a mis en évidence des recherches internet tous azimuts sur de potentielles cibles : des clubs libertins, des bars, un restaurant casher et le meeting de Marine Le Pen organisé à Marseille, le lendemain, le 19 avril 2017.

Un procès reporté

Le jugement était prévu en janvier 2023. Celui-ci avait été renvoyé après deux semaines et deux jours d'audience, faute de magistrats disponibles. L’une des juges de la cour d'assises spéciale, malade, n'avait pas pu être remplacée en raison d'un manque d'effectifs de magistrats.

Le procès repart donc de zéro et se terminera le 1er décembre 2023.

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