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Conseil d'Etat : quel avenir pour Vincent Lambert ?

Derrière le cas de Vincent Lambert, le débat sur la fin de vie relancé. Derrière le cas de Vincent Lambert, le débat sur la fin de vie relancé. [Philippe Huguen / AFP/Archives]

Le Conseil d'Etat se pronocera mardi sur le sort de Vincent Lambert, dont la famille est déchirée sur le sujet.

Son avenir est entre les mains du Conseil d’État. Les 17 juges de l’assemblée du contentieux doivent se prononcer ce mardi sur le sort de Vincent Lambert, 38 ans, tétraplégique et hospitalisé en état végétatif depuis un accident de voiture survenu en 2008. Au cœur du problème se trouve le traitement de cet ancien infirmier en psychiatrie : faut-il ou non poursuivre les soins (alimentation et hydratation) qui permettent de le maintenir en vie ?

Une question sur laquelle la famille de Vincent Lambert se déchire. Suivant l’avis du corps médical, sa femme, son neveu et plusieurs frères et sœurs se sont en effet prononcés en faveur de l’arrêt des soins, considérant qu’il était incurable. Un avis contraire à celui des parents de Vincent Lambert, qui réclament de leur côté un maintien en vie. Ces derniers avaient saisi le tribunal de Châlons-en-Champagne (Marne), qui a lui-même suspendu en début d’année la décision des médecins du CHU de Reims d’arrêter le traitement. 

 

Un recours européen ?

Face à cette douloureuse affaire, le rapporteur public du Conseil d’État, dont l’avis est généralement suivi, s’est prononcé en faveur de l’arrêt des soins. En cause, notamment, l’expertise menée par trois médecins à la demande de l’institution, qui a conclu que Vincent Lambert se trouvait dans un état végétatif "totalement inconscient". L’arrêt des soins est donc selon lui conforme à la loi Leonetti sur la fin de vie, qui doit par ailleurs être aménagée dans les mois à venir. 

À l’inverse, les parents de Vincent Lambert, "choqués" par cette opinion, estiment que leur fils est malgré tout encore "présent". Leur combat pourrait ne pas prendre fin ce mardi, car si le Conseil d’État ne va pas dans leur sens, une saisie en urgence de la Cour européenne des droits de l'Homme est possible. 

 

 

 

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