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PSG : bientôt les grandes manoeuvres ?

Le président du club parisien Nasser Al-Khelaïfi au Parc des Princes avant la rencontre PSG-Lille, le 13 février 2016 [MIGUEL MEDINA / AFP/Archives] Le président du club parisien Nasser Al-Khelaïfi au Parc des Princes avant la rencontre PSG-Lille, le 13 février 2016 [MIGUEL MEDINA / AFP/Archives]

Bien sûr, le Paris SG a encore des matches à jouer, dont un de Ligue 1 mercredi (20H30) à Bordeaux; mais alors que le Bayern Munich a déjà lancé sa campagne de recrutement, la question du mercato d'été devient prégnante au PSG, pour régénérer un effectif en fin de cycle.

La pépite du championnat portugais, un défenseur qui élimine l'équipe de France au Mondial-2014 et devient finalement champion du monde: le Bayern Munich, éliminé en demi-finale de la Ligue des Champions par l'Atletico Madrid, a déjà anticipé la saison prochaine et l'arrivée de son nouvel entraîneur, Carlo Ancelotti, en recrutant le tout jeune Renato Sanches et le défenseur central Mats Hummels, en provenance du Benfica Lisbonne et du Borussia Dortmund.

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Et Paris ? Le club de la capitale ne semble pas devoir anticiper l'arrivée d'un nouvel entraîneur, Laurent Blanc ayant été confirmé à son poste par son président Nasser Al-Khelaïfi. Mais la quatrième élimination consécutive en quarts de finale de C1 a démontré que l'ambitieux club parisien est, avec son effectif actuel, confronté à un plafond de verre européen, qui l'empêche de se prétendre l'égal des grands clubs, comme Barcelone, le Bayern Munich ou le Real Madrid.

Officiellement pourtant, le PSG est concentré sur ses derniers objectifs, les records en Ligue 1 et la finale de Coupe de France face à Marseille. "Ce qui nous intéresse, nous, c'est de gagner, de marquer des buts et éventuellement de battre des records", a plaidé l'entraîneur Laurent Blanc face à la presse mardi. "Quant à préparer la saison prochaine, non, je ne suis pas encore dans cette optique", a-t-il assuré, voulant "bien finir".

Lass Diarra en approche ? 

Mais si le PSG a effectivement marqué pour longtemps sans doute le championnat de France, c'est la Ligue des Champions qui est son objectif prioritaire depuis son passage sous pavillon qatari. Et de ce point de vue-là, les performances sont loin d'être historiques.

Le club va donc devoir se renforcer pour viser plus haut, une fois encore, la saison prochaine, mais également pour compenser le vieillissement plus ou moins avancé d'une partie de son effectif. Le plus problématique est peut-être le cas de sa sentinelle Thiago Motta, qui dispose encore d'un an de contrat mais a semblé peiner physiquement depuis que son jeune compatriote Marco Verratti est forfait, pour cause de pubalgie.

Lassana Diarra avec l'OM contre le SC Bastia au stade Armand-Cesari, le 3 avril 2016 [PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP/Archives]
[PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP/Archives]

Or Motta est l'ADN de l'équipe parisienne, selon Laurent Blanc. Impossible de le remplacer par le premier venu. C'est toutefois le dossier sur lequel le club parisien semble le plus avancé, les médias évoquant de plus en plus régulièrement le recrutement du Marseillais et ancien Madrilène Lassana Diarra.

"Il y a de grandes chances que je quitte l'Olympique de Marseille", avait indiqué l'international de 31 ans après la rencontre OM-Reims samedi, refusant toutefois d'évoquer le PSG comme destination. "Jusqu'à preuve du contraire je n'ai jamais parlé de club, j'entends beaucoup de choses, je ne dis rien".

La question Zlatan 

Les deux latéraux Grégory van der Wiel et Maxwell sont eux en fin de contrat, ce qui nécessitera le recrutement de deux joueurs pour les remplacer. A moins que le remplaçant de Maxwell à gauche ne soit le jeune Lucas Digne, prêté par le PSG à l'AS Rome cette saison.

L'attaquant vedette du PSG Zlatan Ibrahimovic, désigné meilleur joueur de Ligue 1 de la saison, le 8 mai 2016 à Paris [FRANCOIS GUILLOT / AFP/Archives]
[FRANCOIS GUILLOT / AFP/Archives]

Et puis il y a la question Zlatan Ibrahimovic: auteur d'une saison phénoménale en France, il est passé à côté de son quart de finale aller de Ligue des Champions, et sera en fin de contrat cet été. Mais qui, en terme d'efficacité offensive et de puissance médiatique, pourrait rivaliser avec le géant suédois? Le PSG a certes la surface financière nécessaire pour faire venir les tous meilleurs, depuis que l'étau du fair-play financier s'est desserré.

Mais la super domination du PSG en France, la médiatisation moindre de la Ligue 1 par rapport à la Liga espagnole ou la Premier League anglaise, la réputation moins flatteuse de Laurent Blanc par rapport au gratin des entraîneurs comme Pep Guardiola à City ou Carlo Ancelotti au Bayern, sont des handicaps pour rivaliser, sur le marché des transferts également, avec les plus grands d'Europe. Surtout que ceux-ci ne perdent pas de temps.

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