On recommence à les aimer, par Pierre Ménès

Par Pierre Ménès, chroniqueur de Direct Matin, publié le
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Pierre Ménès, chroniqueur de Direct Matin. [MERIADECK POUR DIRECT MATIN]

Au-delà de l’aspect tactique et technique de la partie, ça y est je parle comme Didier Deschamps, sur lequel nous reviendrons plus tard, le match amical contre les Pays-Bas avait une grande valeur symbolique.

 

Cette dernière rencontre, avant que le sélectionneur français n’annonce sa liste et que nous rentrions réellement dans la préparation de la Coupe du monde, intervenait trois mois et demi après la soirée si spéciale du 19 novembre dernier contre l’Ukraine et la qualification quasi inespérée pour le Mondial. Et on attendait tous une confirmation des Tricolores sur le terrain et encore plus autour.

 

Un état d’esprit positif

La première bonne nouvelle est venue des réservations pour le Stade de France. Les 80 000 places avaient été vendues, la rencontre s’est jouée à guichets fermés. Preuve d’un début de regain d’amour autour des Bleus, si souvent décriés depuis plusieurs années. Autant pour leurs résultats que pour leur comportement.

Evidemment, et c’est ça le plus important, les Bleus ont répondu présent. Malgré une première demi-heure compliquée, les coéquipiers d’Hugo Lloris ont montré un visage séduisant, sur leur lancée du barrage retour, pour faire tomber les Néerlandais, vice-champions du monde en titre et invaincus depuis 17 rencontres.

L’audience télé et l’ambiance dans le stade encore plus ont aussi été au rendez-vous. Pour symboliser cet état d’esprit positif, on aura remarqué et apprécié que Mathieu Valbuena, une nouvelle fois très performant sous le maillot bleu avec notamment une passe décisive sur le but de Blaise Matuidi, sorte sous les acclamations du stade parisien. Preuve que cette fois, c’est un joueur tricolore qui était remplacé et non pas le meneur de l’OM.

Un petit vent d’euphorie porte désormais le navire bleu. Il devrait prendre de l’ampleur pour la traversée jusqu’au Brésil. Et c’est évidemment dans le tournoi que la vérité éclatera. Mais on recommence à aimer les Bleus. A avoir confiance en eux. Et c’est déjà un pas immense.

 

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