Paris SG, la victoire ou la crise

Par AFP, publié le
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Incapable de remporter ses deux premiers matches et auteur d'un début de saison médiocre, le Paris SG, qui devrait retrouver Ibrahimovic, doit enfin se montrer digne des ambitions de ses richissimes propriétaires face à Bordeaux, dimanche au Parc des Princes pour la 3e journée de L1.[AFP]
Incapable de remporter ses deux premiers matches et auteur d'un début de saison médiocre, le Paris SG, qui devrait retrouver Ibrahimovic, doit enfin se montrer digne des ambitions de ses richissimes propriétaires face à Bordeaux, dimanche au Parc des Princes pour la 3e journée de L1.[AFP]

Incapable de remporter ses deux premiers matches et auteur d'un début de saison médiocre, le Paris SG, qui devrait retrouver Ibrahimovic, doit enfin se montrer digne des ambitions de ses richissimes propriétaires face à Bordeaux, dimanche au Parc des Princes pour la 3e journée de L1.

Les deux nuls concédés contre Lorient (2-2) et Ajaccio (0-0) ont en effet jeté le discrédit sur un club aux moyens financiers colossaux et programmé pour ramener un titre qui lui échappe depuis 1994.

Avec une attaque déjà dépendante de sa superstar suédoise Zlatan Ibrahimovic, unique buteur parisien en championnat, une défense qui se cherche et un milieu de terrain loin d'être souverain, les soucis ne manquent pas côté parisien.

Un comble pour une équipe une nouvelle fois remodelée cet été à coup de millions (plus de 130 millions d'euros dépensés en transferts) et qui rêve même de jouer d'emblée les premiers rôles en Ligue des champions.

Si les faux-pas des deux premières rencontres pouvaient être mis sur le compte d'une préparation intensive à digérer et s'expliquer par plusieurs absences de poids (Ibrahimovic à Ajaccio, Thiago Silva, Thiago Motta, Sissoko), Paris ne pourra pas s'abriter longtemps derrière pareilles excuses.

La patience des supporteurs pourrait avoir rapidement des limites alors que les dirigeants, le directeur sportif Leonardo en tête, doivent pouvoir justifier des dépenses fastueuses qui ont suscité quelques polémiques en France.

Incorrigible, le PSG version Qatar n'a en tout cas pas dévié de sa ligne en présentant vendredi en grande pompe sa dernière pépite, le défenseur brésilien Thiago Silva, dans le cadre luxueux de l'Hôtel Crillon. Le spectacle est donc pour le moment confiné en coulisses, Paris n'ayant à aucun moment montré sur le terrain le visage d'une équipe censée dominer la L1 de la tête et des épaules.

L'entraîneur italien Carlo Ancelotti n'a lui pas apprécié les deux premières sorties de ses troupes, c'est le moins que l'on puisse dire, et a affiché son courroux cette semaine à l'entraînement. Outre la suspension de Lavezzi, des changements pourraient donc intervenir, Jérémy Ménez, retombé dans ses travers, étant le premier menacé.

Mais la principale incertitude concerne la présence, ou non, de Zlatan Ibrahimovic. L'attaquant suédois, forfait à Ajaccio, se remet du coup sur la cheville reçu contre Lorient. Ménagé depuis deux semaines, il devrait pouvoir effectuer son retour afin d'apporter toute sa hargne et sa rage de vaincre à un secteur offensif qui en manque cruellement.

Le Brésilien Thiago Silva devra en revanche attendre un peu avant de porter pour la première fois le maillot parisien. Physiquement, l'arrière auriverde n'a pas de pépins, il doit juste souffler après un mois d'août particulièrement copieux entre le tournoi olympique et le match amical de sa sélection en Suède.

"J'aurais peut-être aimé débuter à Paris, mais je ne pense pas que ce sera le cas", a déclaré le défenseur auriverde vendredi.

A Bordeaux, c'est en revanche la sérénité qui domine. Le nul (0-0) ramené jeudi de la pelouse de l'Etoile Rouge Belgrade en barrage aller de l'Europa League n'a fait que confirmer l'actuelle solidité girondine. Solidement ancrés dans le peloton de tête avec deux victoires, les hommes de Francis Gillot baignent dans une douce euphorie débutée à la fin de l'exercice précédent (6 succès d'affilée). Paris est prévenu.