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Royal pour une remise "à plat" de l'écotaxe

La minsitre de l'Ecologie ségolène Royal, le 3 avril 2014 à Poitiers [Guillaume Souvant / AFP] La minsitre de l'Ecologie ségolène Royal, le 3 avril 2014 à Poitiers [Guillaume Souvant / AFP]

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé jeudi à Poitiers qu'elle souhaitait "remettre à plat les choses" concernant l'écotaxe, afin de voir "quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements".

 

"Je ne suis pas seule à décider, mais je vais remettre à plat les choses pour voir quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements pour, en effet, faire les travaux ferroviaires et routiers", a-t-elle déclaré à des journalistes qui l'interrogeaient sur l'écotaxe, en rappelant qu'elle n'était pas pour une "écologie punitive".

"Les Français ont déjà payé beaucoup d'impôts supplémentaires, l'écotaxe est un impôt, j'en comprends bien le sens: il s'agit de taxer ceux qui polluent, mais j'ai toujours dit que, pour respecter la citoyenneté, l'écologie ne doit pas être punitive et on ne doit pas taxer des gens s'ils n'ont pas le choix de prendre le transport propre", a encore expliqué la ministre de l'Ecologie.

Concernant le gaz de schiste, Ségolène Royal a dit qu'il fallait "prendre le temps de l'écoute et l'expertise du sujet". Au sujet du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, elle a dit que le gouvernement attendait le "déroulement de l'ensemble des procédures".

Elle a précisé que les "économies d'énergie" et la "mutation énergétique" seraient ses priorités.

En 2009, Ségolène Royal avait ferraillé contre le projet de "taxe carbone" de Nicolas Sarkozy, dénonçant un "impôt absurde, un impôt injuste, un impôt historiquement décalé dans le temps", trop pénalisant pour les ménages modestes. Nicolas Hulot, promoteur de cette taxe finalement enterrée courant 2010, a estimé dans un livre paru en 2013 que Ségolène Royal avait, avec cette déclaration, "torpillé la taxe et anéanti plusieurs mois de travail".

L'ancienne candidate à la présidentielle a aussi contesté l'été dernier la contribution climat énergie proposée par le gouvernement pour lier en partie les taxes sur les énergies polluantes à leurs rejets en CO2, fustigeant un "impôt supplémentaire".

En tant que ministre de l'Energie, elle va toutefois désormais devoir gérer la montée en puissance d'une contribution adoptée à l'automne.

Elle avait aussi clairement pris position contre une hausse de la fiscalité sur le diesel.

 

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