Judo et politique font bon ménage

Par Direct Matin, publié le
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David Douillet, ancien ministre des Sports.[FRANCK FIFE / AFP]

Si le judo est grand pourvoyeur de médaille olympique, c'est aussi une véritable filière pour entrer en politique depuis deux décennies.

Sport de combat par excellence, le judo préparerait-il mieux que d'autres disciplines olympiques ses athlètes aux joutes politiques. On serait tenté de répondre peut-être tant les vieilles gloires du judo se sont souvent reconverties avec habileté en politique. Petite revue des parcours sportifs et politiques des judokas Français qui ont brillé aux Jeux Olympiques.

 

David Douillet : médaillé d'or et ministre

Sans doute le plus populaire des judokas entrés en politique. A 49 ans, il dispose d'un des plus beaux palmarès du sport Français avec deux titres olympiques et cinq couronnes mondiales dans la catégorie des plus de 100 kilos conquises entre 1996 et 2002. Il met rapidement sa notoriété au service des Pièces Jaunes de Bernadette Chirac avant de se lancer dans le grand bain de la politique. En 2009, il intègre le bureau politique de l'UMP. La même année, il est élu député des Yvelines à la faveur d'une élection partielle. En juin 2011, il est nommé ministre des Français de l'étranger avant de récupérer les Sports en septembre. Il a été réélu député en juin dernier.

(FRANCK FIFE / AFP)

 

Thierry Rey : médaillé d'or, tantôt chiraquien, tantôt hollandais

1 titre olympique en 1980, un titre de champion du Monde, 1 titre de champion d'Europe et 6 titres de champion de France, Thierry Rey a tout gagné au début des années 80 en judo. En 1995, c'est le cœur de Claude Chirac, la fille de Jacques Chirac qu'il emportera. Le couple aura un fils, Martin en 1996. Une union qui consacre son entrée en politique même si elle demeure discrète. En janvier 2012 il soutient François Hollande pour la présidentielle. Elu, il en fera son conseiller sport à l'Elysée. C'est ainsi lui qui l'a accompagné au J.O de Londres.

(KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

 

Djamel Bouras : médaillé d'or tendance Modem de 2007

Son année de gloire, c'était en 1996. Cette année-là Djamel, Bouras décroche à Atlanta le titre de champion olympique des moins de 78 kg.  La suite est plus difficile. Contrôlé positif à la nandrolone en 1998, il échoue au Jeux de Sydney en 2000 et met finalement un terme à sa carrière sportive… Sa carrière d'acteur et d'homme politique peut commencer. Il fait des apparitions dans de petites séries TV, jusqu'à ce qu'il franchisse le pas de la politique. En 2007, c'est sous la bannière Modem qu'il se présente aux législatives en Seine-Saint-Denis. Il éliminé au 1er tour avec 9,57% des voix.

(STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

 

Frédérique Jossinet : médaille d’argent et socialiste engagée

La figure incontournable de l’équipe de France dans la catégorie des -48 depuis 2004. Même si elle n’a pas été sélectionnée pour faire les Jeux cette année, Jossinet reste LA référence. Double médaillée d’argent au championnat du monde, elle n’a jamais remporté l’or olympique devant se contenter en 2004 de la deuxième place face à sa rivale Ryoko Tani. En 2007, elle est candidate sur la liste de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris.

(PIERRE VERDY / AFP)

 

Jean-Luc Rougé : premier champion du monde français et candidat aux législatives

En 1975, il devient le premier champion du monde français de judo. En 2005, il prend les rênes de la fédération française de judo en remplacement de Michel Vial. Il la dirige d’une main de fer n’hésitant pas à pousser Brigitte Deydier à quitter son poste de DTN en juin 2009 malgré de bons résultats.Candidat aux élections législatives de 1993 sous les couleurs du Rassemblement par le sport.

(BERTRAND LANGLOIS / AFP)

 

Marie-Claire Restoux : médaille d’or et UMP convaincue

Elle a dû batailler dur avec Laëtitia Tignola avant d’obtenir le leadership  des -52 kilos en équipe de France. Profitant d’une blessure de sa concurrente, elle est titulaire aux Mondiaux de Chiba (Japon) en 1995 où elle remporte la médaille d’or. Elle poursuit sur sa lancée en s’adjugeant le titre de championne olympique aux Jeux d’Atlanta en 1996 avant de redevenir championne du monde l’année suivante. Ceinture noire 6e dan, elle devient en juillet 2002 conseillère pour les sports au sein du cabinet de l’Elysée. Membre de l’UMP depuis 2005, elle est conseillère municipale de Clichy-la-Garenne depuis mars 2008.

(FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

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