Revivez le débat minute par minute

Par Direct Matin, publié le
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Capture d'écran du débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.[Capture d'écran / France 2]

A quatre jours du second tour, Nicolas Sarkozy et François Hollande s’affrontent ce soir sous l'arbitrage de Laurence Ferrari (TF1) et David Pujadas (France 2). Suivez l'événement avec nous en direct à partir de 21 heures.

23h50: C'est fini, bonne soirée !

23h48 : Je veux parler aux quelques millions qui ont voté Le Pen. Je veux pouvoir leur parler en leur disant 'vous avez exprimé un choix qui n'est pas  le mien'. Je veux parler aux électeurs de Bayrou : le coeur de sa campagne était la réduction du déficit. Hollande ne veut pas de la règle d'or, je la ferai adapter, s'il le faiut par le référedum. Je veux parler à tous ceux qui se sont abstenus : 'ne laissez personne voter à votre place'." "Nous sommes dans un monde dangereux, difficile, nous devons savoir tenir un cap et assumer nos responsabilités. Si je veux être président, c'est parce que j'ai l'amour de la France."

23h44 : La conclusion de Hollande : "Ce débat a été utile. Il a montré des différences. Le bilan de M. Sarkozy a été décrit comme étant particulièrement lourd. En 2007, il disait je veux le plein emploi, je veux la compétitivité. Chacun juger de ce qui a été fait. Moi, je veux changer. Je veux aussi un changement d'orientation sur le plan européen. Les français veulent-ils continuer une politque qui n'a pas marché ?" "Faire du redressement de notre pays la grande cause." "Que nous puissions nous retrouver sur la seule valeur qui vaille : la jeunesse." "Seconde exigence : la justice". "Et efin: je veux rassembler tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République."

23h42 : Hollande : "Nous avons neuf compatriotes retenus en otage. Huit dans la zone Sahel qui a été considérablement destabilisée. Il y a AQMI qui s'est installé. Nous devons aider ces pays : le Mali, la Mauritanie, le Niger..."

23h38 : Sarkozy : "Le travail n'est pas terminé car il reste une région à transmettre à nos alliés afghans. Nous ne partirons pas avant d'avoir terminé le travail. La France tiendra sa parole." 

23h36 : Sarkozy : « Nous ne sommes pas seuls là-bas, il y a 56 pays, dont les Etats-Unis et nos partenaires européens. Notre stratégie, c'est aider ce pays à se libérer de cette gangrène. » "La france a des alliés, la France a un honneur". "Nous laisserons la sécurité du pays aux Afghans en 2013".

23h34 : On passe aux questions internationales. Hollande : "La décision d'envoyer les troupes en Afghanistan a été prise par Chirac et Jospin. Mais la mission a évolué."  "Il convient de retirer les troupes fin 2012 et dès le sommet de Chicago, j'exposerai cette volonté."

23h31 : Sarkozy : "Je ne prendrai pas de leçon d'un parti politique qui a voulu se retrouver avec enthousiamse derrière DSK". Hollande : "C'est vous qui l'avez nommé à la tête du FMI".

23h30 : Hollande : « Si je deviens le prochain président, je ne nommerai personne sans que les commissions parlementaires en décident à 2/5 pour, ce qui veut dire que ce sera avec l'opposition. »

23h28 : Sarkozy : "Vous êtes un petit calomnieurs."

23h27 : Hollande : "jamais vous n'avez été à l'hôtel Bristol pour collecter des fonds ? Dites la vérité." « Vous vous êtes comporté comme un chef de la majorité. Vous avez eu une présidence partiale, partisane, et vous en payez aujourd’hui les conséquences ». Sarkozy ; « J’ai nommé un socialiste à la tête de la Cour des comptes. C’est une présidence partisane ? J’ai nommé à la tête de la SNCF un collaborateur de Aubry, c’est une présidence partisane ? »

23h22 : Réponse de Sarkozy : « Votre normalité n’est pas à la hauteur des enjeux. » 

23h21 : Hollande tacle : «Moi, Président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur. » « les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local », « Je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. Je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publiques. Je ferai en sorte d'être exemplaire » « J’essaierai d’avoir de la hauteur de vue ». « J’aurais toujours le souci de la proximité avec les Français. » 

23h16 : Nouveau thème : la présidence, la façon de gouverner. Sarkozy : "On ne peut pas dire comme Jospin : 'l'Etat n'y peut rien'". "Le président est quelqu'un nourri de ses expériences." 

23h10 : Même sur les sujets fétiches de Sarkozy -nucléaire, immigration-, Hollande parvient à tenir tête : "citez moi une autre centrale qui se trouve sur une faille sismique", dit-il, défendant son choix de ne fermer que Fessenheim. 

23h09 : Sarkozy : "Si le nucléaire est dangereux, pourquoi fermer une seule centrale ?" "C'est l'autorité de sureté nucléaire qui doit dire si on ferme ou non une centrale." "La 5e puissance du monde ne va pas fonctionner qu'avec le photovoltaïque et l'éolien". Prend l'engagement d'avoir 23 % d'energies renouvelables d'ici à 2020.

23h05 : Hollande parle de double dépendance : au pétrole et au nucléaire. "Je pense que nous devons avoir un objectif principal : garder le nucléaire mais réduire sa part à mesure que les énergies renouvelables seront développées." Fessenheim, rappelle Hollande, est la centrale la plus vieille de France et se trouve sur une faille sismique. Promet que les emplois seront conservés quand elle sera fermée, notamment pour le démantèlement. 

23h02 : Les candidats vont maintenant parler de nucléaire, après plusieurs tentatives de Sarkozy d'aborder le sujet. Il attaque l'accord législatif entre le PS et les Verts : "pourquoi sacrifier le nucléaire pour un accord politique misérable ?" "M. Hollande propose de fermer 24 réacteurs nucléaires, dont Fessenheim."

23h : Sarkozy : "Je sais que vous avez le sens de l'humour, mais sur les centres de rétention, vous aviez promis à France Terre d'Asile de les supprimer... Vous n'avez aucun objectif chiffré sur l'immigration, sauf sur l'immigration économique." Hollande : "Sur les régularisations, ça restera au niveau de 30 000, ce que vous faites chaque fois par an."

22h54 : "Font-ils des pressions communautaires pour que nous mangions une certaine viande", demande Hollande, en évoquant des immigrants présents sur le sol français depuis des années. "Lier comme vous avez fait le vote à une pression communautaire... Sous ma présidence, il n'y aura aucune dérogation à quelque règle de laïcité." "J'ai voté la résolution interdisant la burqa. La loi, si je suis élu, sera strictement appliqué. Il n'y aura aucun aménagement d'horaires de piscine." 

22h53 : Sarkozy :"L'islam est devenu la deuxième religion de France". "C'est un problème qui se pose à nous". "Le PS a pris la poudre d'escampette quand nous avons voté la loi sur la burqa."

22h51 : Hollande conteste que immigration = musulmans. Sarkozy s'empêtre dans ses explications : « Le droit de vote aux immigrés s'adresse pour l'essentiel non pas aux Canadiens, aux Norvégiens, mais d'abord aux premières communautés : algériennes, maliennes, nigériennes. »  

22h48 : Hollande rappelle que de nombreux pays européens accordent le droit de voter aux élections locales aux étrangers. "Pour faire passer cette réforme, il nous faudra une majorité des 3/5e au Parlement, je soumettrai donc ce texte au parlement et si cette réforme ne passe pas, ce seront les Français qui trancheront." Sarkozy parle de "montée des tensions communautaires" et trouve "irresponsable" la proposition. "Le maire est le 2e personnage le plus important après le Président". 

22h47 : "Vous vous noyez M. Hollande", attaque Sarkozy. La discussion sur l'immigration est plus houleuse.

22h38 : Sarkozy : "Nous avons acueillis trop de monde, ce qui a paralysé notre système d'intégration." "J'ai proposé de diviser par deux le flux migratoire entrant en France, à 90 000." Sarkozy parle de sa réforme des juges de rétention et d'expulsion. "On ne parle pas d'immigration légale, là", coupe Hollande. 

22h38 : On passe aux questions de société, plus précisemment à l'immigration. Hollande, une fois de plus, commence par attaquer le bilan de Sarkozy, "en reponsabilité de l'immigration depuis 10 ans. Le nombre de personnes rentrant sur notre territoire en situation légale est de 200 000 par an. En 2007, vous aviez dit, 'je veux 100 000 pour l'immigration choisie' mais en fait, cela fut 30 000." 

22h33 : Hollande : "Le pays qui va mal, c'est l'Italie, qui a été gouverné par un de vos amis, Berlusconi. » NS : « Berlusconi est berlusconiesque »

22h32 : NS "En Europe, il ne suffit pas de tapper sur la table et dire 'c'est comme ça'". Rappelons que Sarkozy a menacé de quitter l'espace Schengen si les partenaires refusaient d'en renégocier les traités. 

22h28 : Sarkozy rappelle le manque d'expérience de Hollande, en rappellant que Mitterrand ne lui avait jamais confié de responsabilité gouvernementale. "La crise de l'euro vous pensez que ça a été facile? Vous savez que l'Europe c'est 27 pays? Nous avons évité la disparition de la Grèce!"

22h24 : Sarkozy : "la France n'a jamais emprunté aussi peu cher qu'aujourd'hui". Il attaques les sept ans de gouvernance socialiste en Espagne, "qui emprunte au double". "Parlez de vous", attaque Hollande. 

22h22 : Hollande : "sans croissance, nous sommes condamnés à l'austérité". "J'ai proposé un programme pour relancer la croissance : créer des eurobonds, mobiliser la BCE pour financer la recherche et l'innovation, mobiliser les fonds structurels et créer une taxe financière."

22h18 : NS : "Créer 60000 postes fonctionnaires sans augmenter le nombre global revient à appliquer une règle plus dure que le 1 sur 2 dans certains ministères"

22h16 : "Le taux d'encadrement dans le primaire est le plus bas de l'OCDE", rappelle Hollande. "Vous avez supprimé la formation des enseignants". 

22h14 : Sarkozy veut, lui, augmenter la rémunération des enseignants :  « moins d'enseignants, mieux formés, mieux payés. Votre proposition de 60 000 créations de postes paupérisera la fonction enseignante. » «  Je veux passer de 18 à 26 heures de présence en augmenter les salaires de 25%. »

22h09 : NS : « votre incapacité à dire non, dés qu’un syndicat vous demande quelque chose ». ILl pourfend le niveau d'impôt en France, le plus élevé, dit-il, de nos voisins. Hollande réplique : "Vous avez augmenté les prélevements obligatoires de 1,5 points et nous sommes à plus de 44 % aujourd"hui."

22h08 : "Vous voulez moins de riche, moi je veux moins de pauvre", attaque NS. Hollande : "Avec vous les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres."

22h02 : FH rappelle qu'il veut créer 12 000 postes par an dans l'Education. Le coût : 500 millions d'euros par an. Il les met en parallèle avec le coût des allègments fiscaux de Sarkozy, de 2 milliards d'euros. "Vous protégez les plus privilégiés, c'est votre droit." La dépense publique n'augmentera pas de plus de 1% par an, s'engage-t-il. 

21h59 : Sarkozy répond aux attaques de Hollande qui est "éloigné depuis si longtemps des dossiers". "La Cour des Comptes dit que le déficit n’a augmenté que de 500 mds et pas 600. Votre erreur pose question." Il attaque la promesse de création, dit-il de "61 000 postes" de fonctionnaires dans l'Education (Hollande en propose 60 000. 

21h57 : NS veut parler de nucléaire, mais les deux journalistes l’arrêtent : « On parle d’économie ». Le nucléaire viendra plus tard, place au débat sur la dette publique. Hollande: "Nous allons prendre en charge votre héritage. Cette incapacité de maîtriser les dépenses publiques." Hollande assure qu'il taxera plus "uniquement les plus grands revenus". Tranche supérieure d'impôts, réduction des niches fiscales, rétablissement de l'ISF, Hollande déroule sa réforme fiscale, et en profite pour attaquer le bouclier fiscal. 

21h50 : NS attaque le programme de FH : ""2 centimes de moins sur le litre d’essence, c’est un milliard de déficit en plus. Comment financez-vous toutes vos mesures ?" Hollande ne se laisse pas démonter. "Sur la TIPP flottante, vous dites, ça va coûter à l'Etat mais non. Est-il normal qu'un distributeur reçoive un carburant et le vende à un prix plus élevé trois mois après ? Non, donc nous mettrons au clair les mécanismes de ce circuit."

21h45 : NS défend son bilan : "9 millions de salariés ont touché des heures supplémentaires l'année dernière, c'est du pouvoir d'achat en plus, non imposables. Pourquoi vouloir les supprimer ?"

21h42 : FH "le coup de pouce au Smic sera indexé sur la croissance". Et rappelle ses propositions de bloquer les prix de l'essence, l'instauration d'une TIPP flottante, l'augmentation de l'allocation rentrée. 

21h39 : NS utilise un argument répété à plusieurs reprises pendant la campagne : "Y a-t-il un pays d'Europe et de l'OCDE  qui a fait mieux en termes de croissance ? Non." Hollande y était sans doute préparé : "Les Etats-Unis ont fait mieux que la France en termes de croissance. L'Allemagne a fait mieux aussi en termes de croissance, en faisant 3 % sur la période », répond-il. 

21h35 : Sarkozy : "Sur la TVA on se demande pourquoi votre porte-parole Manuel Valls en avait fait le thème de la primaire socialiste?" 

21h28 : Petit accrochage : à Nicolas Sarkozy, qui veut lui apprendre combien pèse les énergies fossiles, Hollande répond : "Je n'ignore rien. Ce n'est pas vous qui posez les questions ni vous qui donnez les notes." "Avec vous, ce n'est jamais de votre faute", attaque Hollande, qui accable le bilan de Nicolas Sarkozy. "Quand Lionel Jospin a quitté le pouvoir, les comptes extérieurs de la France étaient équilibrés. Depuis 2007, il a augmenté de 700 milliards."

21h23 : C'est à cause des 35 heures si le chômage a augmenté ?, demande Hollande. "Vous êtes au pouvoir depuis dix ans", répond-il à Nicolas Sarkozy. "Il y a eu quatre années de crise", rappelle à son tour le Président-candidat. Et revient sur le modèle allemand, qu'il avait remisé depuis un moment. "L'Allemagne a fait la TVA antidélocalisation", "c'est le contraire de ce que vous proposez aux Français".  

21h18 : FH attaque sur la hausse du chômage, qui a été « record ». "Vous nous avez dit que si le chômage ne tombait pas à 5% de la population active, ce serait un échec. Donc c'est un échec". La solution ? L’aide à l’industrie, mais aussi « le contrat de génération ». Nicolas Sarkozy réplique en voulant corriger les chiffres de François Hollande : « Vous me permettrez de revenir sur vos chiffres, ils sont faux, c'est important. Le chômage a augmenté de 422 000 entre 2007 et 2011 selon le Bureau international du travail (BIT). » En fait tous deux utilisent des chiffres de sources différentes : ceux de Hollande viennent de Pôle emploi, et sont calculés différemment. 

21h14 : A Nicolas Sarkozy, qui s'est plaint des multiples attaques qu'il a subies, Hollande répond : "M. Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime. Je vais évoquer tout ce qui aura été dit. Vos amis m'ont comparé à je ne sais quel bestiaire, à des animaux de zoo."

21h11: Nicolas Sarkozy n'a pas attendu longtemps pour fustiger, une fois de plus les syndicats et évoquer leurs "drapeaux rouges" : "Quand on défile derrière le drapeau rouge, est ce que c'est l'esprit de rassemblement?"

21h10 :  « Les Français décideront à partir de mes propositions et à partir de votre bilan », assure Hollande. Le bilan, justement : Nicolas Sarkozy se félicite, une fois de plus, de l’absence de violence pendant son quinquennat.  « La France a avancé dans les réformes sans blocage. » « C’est une fierté. Il y a ceux qui parlent de rassemblement, et ceux qui le font vivre. » François Hollande répond : "le mérite en revient à toute la société française", notamment à l'opposition. 

21h03 : A la question « dans quel état d’esprit êtes-vous ? », François Hollande explique vouloir être le président « de la justice », « du rassemblement ». Nicolas Sarkozy l’attaque sans attendre : « J'ai écouté M. Hollande, c'est assez classique, ce qu'il a dit. Il faut que tous ceux qui nous écoutent puissent se faire une idée à l'issue du débat. »

21h00 : Laurence Ferrari vient de le rappeler. Hollande ouvre le bal et Sarkozy le fermera. Un ordre tiré au sort auparavant. 

21h00 : C'est parti. Le débat, c'est maintenant.

20h46 : "Ce qui est important, c'est la mise en scène", vient de reconnaître François Hollande, sur le point d'entrer sur le plateau où aura lieu le débat. Une mise en scène dont les règles sont strictement définies à l'avance.

20h46 : Le débat d'entre deux tours, c'est une "passion nationale". A telle point que certaines phrases sont restées dans les mémoires. Un article pour se raffraîchir la mémoire.

20h37 : Selon l'AFP, plusieurs dizaines de salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) manifestent près du studio 107 où doit se tenir le débat. Leur usine est menacée de fermeture, à l'horizon 2014. François Hollande s'est arrêté pour leur parler, pas Nicolas Sarkozy.

20h25 : Nicolas Sarkozy aurait confié à son entourage qu'il comptait "exploser" son adversair socialiste. Mais le débat peut-il suffire à inverser la tendance, qui donne pour le moment Hollande gagnant ? Les politologues rappellent que par le passé, en tout cas, un tel renversement n'a jamais eu lieu.

20h19 : Dans une interview pour directmatin.fr, la journaliste Michèle Cotta nous raconte les coulisses des débats de 1981 et 1988, qu'elle avait encadré. Et confie que, ce soir, "un grand moment de télévision est possible".