Pour l'Iran, les rebelles possèdent des armes chimiques

Par AFP, publié le
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Photo fournie par l'agence SANA le 22 avril 2013 montrant Allaeddine Boroujerdi et Bachar al-Assad en discussion à Damas [- / SANA/AFP/Archives]
Photo fournie par l'agence SANA le 22 avril 2013 montrant Allaeddine Boroujerdi et Bachar al-Assad en discussion à Damas [- / SANA/AFP/Archives]

Le chef d'une délégation parlementaire iranienne, Allaeddine Boroujerdi, en visite à Damas, a affirmé samedi que l'Iran "avait informé officiellement les Etats-Unis" en 2012 que les groupes rebelles syriens avaient en leur possession des armes chimiques, a rapporté l'agence officielle Irna.

"L'année dernière, nous avons officiellement informé les Etats-Unis que, selon nos informations, les groupes terroristes (en Syrie, ndlr) possédaient des armes chimiques, mais malheureusement les Etats-Unis n'ont pas tenu compte de cet avertissement", a déclaré M. Boroujerdi, président de la Commission des Affaires étrangères du parlement, qui s'est rendu samedi matin à Damas à la tête d'une délégation parlementaire.

Les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'Iran en 1980, après la prise en otage des diplomates de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran et les relations entre les deux pays restent très tendues à cause du programme nucléaire iranien.

M. Boroujerdi, qui a fait cette déclaration après avoir rencontré le président du parlement syrien, doit aussi rencontrer le chef d'Etat, Bachar al-Assad.

"En tant que représentant de la République islamique d'Iran, nous déclarons notre hostilité à toute attaque et guerre contre la Syrie", a-t-il ajouté, en réaction à la possibilité d'une action militaire américaine contre la Syrie.

M. Boroujerdi a ajouté que l'Iran condamnait "l'utilisation d'armes chimiques par les groupes terroristes contre la population syrienne".

L'Iran, principal allié régional de Damas, a multiplié ces derniers jours les mises en garde contre toute action militaire contre la Syrie évoquée par les Etats-Unis, la France et la Turquie.

Téhéran affirme que les groupes islamiques rebelles ont utilisé des armes chimiques pour provoquer une action militaire occientale contre le régime du président Bachar al-Assad.