Les six points à retenir du pontificat de Benoît XVI

Par Direct Matin, publié le
GooglePlus Facebook Twitter Pinterest Linkedin Commentez cet article Envoyez le par mail Imprimez le
Benoît XVI lors de la messe des Rameaux en 2012
Benoît XVI lors de la messe des Rameaux en 2012[AFP / Archives]

La démission-surprise de Benoît XVI après sept années de pontificat invite à dresser un bilan de son action. En dépit de la relative brièveté de son règne, plusieurs acquis et chantiers sont à retenir.

> En images : les grands moments du pontificat de Benoît XVI  

La foi et la raison

S’il est un « fil rouge » à retenir du pontificat de Benoît XVI, pape théologien, c’est sa volonté de réconcilier la foi et la raison. Ce souci se manifeste en particulier dans ses encycliques (L’amour dans la Vérité, 2009), mais aussi dans les ouvrages qu’il a consacrés à Jésus de Nazareth. Lors de sa venue en France en 2008, au collège des Bernardins à Paris, il avait fait de la réconciliation entre la foi et la raison le cœur de son discours au monde de la culture.

 

Unité de l’Église

Dès son élection, Benoît XVI avait affirmé son souhait de « faire avancer la cause fondamentale de l’œcuménisme » lors d’une messe célébrée le 20 avril 2005 dans la Chapelle Sixtine. Ce dialogue avec les autres religions chrétiennes a particulièrement avancé avec les églises orthodoxes et anglicanes. Benoît XVI s’est également efforcé de faire revenir dans le giron romain la dissidence lefebvriste. Le chantier est toujours en cours.

 

Dialogue interreligieux

Au cours de son pontificat, Benoît XVI s'est efforcé de pousuivre les efforts entrepris sous Jean-Paul II en faveur du dialogue interreligieux. Durant les sept dernières années, le dialogue judéo-chrétien en particulier a connu une nette amélioration. Apprenant la démission du pape, le grand rabbin de ashkénaze d'Israël Yona Metzger lui a rendu hommage lundi. "Sous son autorité, les relations entre le Grand rabbinat et l'Eglise, le judaïsme et le christianisme, sont devenues beaucoup plus étroites, ce qui a conduit à une diminution des actes antisémites dans le monde", a t-il déclaré.

 

Renouveau liturgique

La question liturgique – la façon de célébrer les différents sacrements – a également été traitée prioritairement par Benoît XVI. Le « motu proprio » sur la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970, assouplit les règles permettant de célébrer la messe dans « la forme extraordinaire du rite romain » (usage du latin). Une façon pour le pape de promouvoir l’usage d’une liturgie traditionnelle, que le concile Vatican II n’avait jamais abrogée.

 

Face au monde moderne

Si Benoît XVI était sans doute moins médiatique que son prédécesseur Jean-Paul II, il a néanmoins conservé la volonté de demeurer proche du monde et des fidèles. Il aura ainsi accompli pas moins de 24 voyages hors d’Italie, dont deux en Allemagne son pays natal. Plus récemment, son arrivée sur le réseau social Twitter avait fait la une de l’actualité.

 

Le dossier de la pédophilie

La révélation du scandale de la pédophilie fut sans doute le dossier le plus difficile du pontificat de Benoît XVI, et le plus douloureux à titre personnel. Au-delà de la question essentielle des sanctions et des indemnisations,  on retiendra le pardon demandé par le pape. En juin 2010, il avait officiellement présenté les excuses de l’Église « pour les péchés des prêtres, en particulier à l’égard des petits ». Plus récemment, en juin 2012 à Dublin, il avait à nouveau évoqué les religieux pédophiles qui « avaient miné la crédibilité du message de l’Église »

 

Et aussi sur DirectMatin.fr

Verbatim : le discours où Benoît XVI annonce sa démission

Abbé Grosjean : "Benoît XVI se fait humble serviteur"

Démission du pape : les réactions politiques

Le pape remet en cause la date de naissance du Christ