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Créé le  16 nov 2012 à 08:35 | Dernière mise à jour le  16 nov 2012 à 08:36
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Bande de Gaza : vers un conflit ouvert ?

Bande de Gaza : vers un conflit ouvert ?
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Le Proche-Orient est entraîné dans une nouvelle spirale de violences.

Le Proche-Orient est entraîné dans une nouvelle spirale de violences.

Depuis le lancement avant-hier de l’opération israélienne «Pilier de défense», au moins quinze Palestiniens ont péri dans des raids aériens et trois Israéliens ont été tués par des roquettes tirées de la bande de Gaza.

La tension montait depuis des jours. Elle a explosé mercredi quand l’armée israélienne a tué Ahmad Jaabari, chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas (qui contrôle la bande de Gaza). En représailles, les Brigades ont promis l’«enfer» à Israël. Réunion d’urgence à l’ONU, appels au calme : face à l’escalade, le monde est sur le qui-vive.

 

La population du Sud approuve

Israël assume totalement son action armée. Le pays «va continuer à prendre toute action nécessaire pour défendre sa population», a affirmé hier le Premier ministre Benyamin Netanyahou, certains ministres n’écartant pas l’option d’une opération terrestre. Le cabinet de sécurité a autorisé la mobilisation de réservistes en cas de besoin et des dizaines de chars étaient stationnés hier à la frontière avec Gaza.

La population du sud d’Israël, exaspérée de devoir se terrer dans des abris quand les roquettes pleuvent, applaudissait de son côté l’action de l’armée. «Nous attendons depuis longtemps cette riposte, et nous félicitons les autorités d’avoir pris enfin la bonne décision», assurait David Bouskila, le maire de Sdérot.

En cette période électorale – des législatives ont lieu en janvier prochain – une opération terrestre n’est pas à exclure. «Elle peut jouer en faveur de Netanyahou, si elle est précise et chronométrée», estime Wassim Nasr, journaliste spécialiste du Proche-Orient. Naji Charab, professeur de science politique à Gaza, pense qu’Israël «a réussi à créer un dilemme pour le Hamas : soit une confrontation totale, soit une trêve sur des bases nouvelles». Et pour beaucoup, le Hamas a tout à perdre.

 

Région sous tension

Le groupe islamiste peut en tout cas compter sur le soutien – en paroles – du président égyptien, Mohamed Morsi. Ce dernier a dénoncé l’«agression» perpétrée par l’Etat hébreu et rappelé son ambassadeur en Israël.

L’arrivée au pouvoir de cet islamiste idéologiquement proche du Hamas en Egypte (premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël, en 1979) pourrait changer la donne. Le Caire ira-t-il plus loin ?

Selon Wassim Nasr, «l’Egypte n’a aucun intérêt à s’impliquer dans le conflit car après des violences dans le Sinaï, elle craint que la situation ne lui échappe», avec l’arrivée de terroristes palestiniens sur son territoire.

Cette étincelle au Proche-Orient intervient alors qu’Israël doit déjà faire face au récent débordement du conflit syrien sur son territoire, dans le Golan. Selon le spécialiste toutefois, difficile d’imaginer qu’une coalition se forme contre l’Etat hébreu, le «Hamas ayant quitté l’axe Damas-Téhéran en s’alliant notamment avec les Qataris». Et ce alors que le Qatar soutient les rebelles syriens.

 

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Wassim Nasr : "Une opération terrestre peut jouer en la faveur de Netanyahou" 

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