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Diouf veut pour l'Afrique "la place qui lui revient"

Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, dans son bureau à Paris le 5 octobre 2012 [Jacques Demarthon / AFP/Archives] Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, dans son bureau à Paris le 5 octobre 2012 [Jacques Demarthon / AFP/Archives]

Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a vivement dénoncé samedi, à l'ouverture du sommet de l'organisation à Kinshasa, un "déficit de démocratie dans les relations internationales" qui prive l'Afrique de la place "qui lui revient", notamment au Conseil de sécurité de l'ONU.

A la tribune du sommet, M. Diouf a une nouvelle fois dénoncé le "report sine die" de la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, de la réforme du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), "instances où l'Afrique doit occuper la place qui lui revient de droit"

"En entérinant le pouvoir autoproclamé de quelques-uns, parmi les plus puissants, de décider, sans réelle concertation, de l'avenir de tous, singulièrement des plus démunis, c'est encore la stabilité et la sécurité du monde que nous mettons en danger", a-t-il dit.

L'ancien président sénégalais, âgé de 77 ans, a globalement mis en cause une politique du "deux poids, deux mesures, deux poids, deux discours" qui permet de dénoncer "chez certains les manquements que l'on s'abstient de dénoncer chez d'autres au nom d'intérêts commerciaux ou stratégiques".

Son discours très politique a été salué par des applaudissements nourris.

Il l'avait débuté par une citation de l'ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba, principale figure de l'indépendance du Congo belge, mort assassiné en 1961: "l'Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité".

D'emblée, M. Diouf avait mis les souffrances actuellement engendrées par le conflit au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) au coeur du sommet: je voudrais "dire à ces femmes, ces enfants, qui en ce moment même, dans l'est du pays, continuent d'être victimes des exactions les plus barbares, que nous ne les oublions pas".

Des organisations internationales de défense des droits de l'homme avaient appelé les participants au sommet à condamner les viols, exécutions sommaires, pillages et enlèvements, commis par les groupes armés et certains militaires dans l'Est.

A l'attention de son hôte, le président Joseph Kabila, et du peuple congolais, il a simplement souhaité qu'ils puissent "poser sincèrement les problèmes, et esquisser des amorces de solutions".

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