Au moins 82 morts dans les affrontements en Syrie

Par AFP, publié le
GooglePlus Facebook Twitter Pinterest Linkedin Commentez cet article Envoyez le par mail Imprimez le
Les chars de l'armée syrienne investissent Alep.
Les chars de l'armée syrienne investissent Alep.[AHMAD GHARABLI / AFP]

L'armée syrienne a affirmé mercredi avoir pris le contrôle du principal quartier dissident d'Alep à l'issue d'une offensive terrestre de grande envergure mais les rebelles assurent être toujours présents à Salaheddine dont ils étaient devenus maîtres le 20 juillet.  Une offensive qui a coûtée la vie à 82 personnes ce mercredi.

"Nos forces armées ont pris le contrôle total de Salaheddine, infligeant aux groupes terroristes des pertes sévères et faisant un grand nombre de morts et de blessés" dans leurs rangs, a déclaré une source officielle citée par l'agence syrienne Sana. Le colonel dissident Abdel Jabar Oqeïdi a confirmé qu'il "y avait une attaque barbare et sauvage du quartier mais c'est faux de dire que l'armée du régime a pris le contrôle total du quartier". L'armée a acheminé 20.000 hommes pour mener cette bataille cruciale pour le régime du président Assad, confronté à une révolte depuis seize mois qui s'est militarisée au fil du temps face à la répression brutale. L'offensive de l'armée loyaliste intervient au lendemain de la promesse du président Bachar al-Assad de "purger" le pays des "terroristes", un terme que son régime utilise pour désigner les rebelles.

Amnesty International a dénoncé la violence des bombardements de ces derniers jours en s'appuyant sur des images satellitaires, qui montrent plus de 600 cratères formés par l'impact d'obus à Alep et dans la petite ville voisine d'Anadane. Mercredi, au moins 16 personnes sont mortes à Alep dans la matinée, dont une femme et deux enfants tués par une roquette tombée sur leur maison, a indiqué l'OSDH qui fait état de 22 morts dans l'ensemble du pays à la mi-journée. Selon cette ONG basée en Grande-Bretagne, qui travaille avec un réseau de militants et de témoins à travers la Syrie, 225 personnes avaient été tuées mardi sur l'ensemble du territoire, parmi lesquelles 129 civils. Dans l'après midi, des dizaines d'obus ont été lancés sur les villages de la Montagne kurde, dans la province de Lattaquié (nord-ouest) portant le nombres de morts à 82 . L'OSDH affirme que parmi les 82 morts, figurent 41 civils, 15 rebelles et 26 soldats, alors que depuis l'intensification des combats notamment dans Alep, environ 200 personnes périssent tous les jours en Syrie.

En marge de ces affrontements, douze à treize pays doivent participer à la "rencontre consultative" de jeudi à Téhéran sur la Syrie, a déclaré mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par l'agence officielle Irna. "La réunion consultative sur la Syrie sera organisée demain jeudi avec la présence de 12 à 13 pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine", a déclaré M. Salehi, sans préciser quels pays allaient participer à la rencontre.  "Notre principal argument est le rejet de la violence et la tenue d'un dialogue national", a-t-il dit, en soulignant que "la volonté de l'Iran est la fin de la violence le plus rapidement possible en Syrie". M. Salehi tiendra une conférence de presse en début de soirée jeudi, selon un communiqué du ministère.

 

L'Iran est le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad, confronté depuis la mi-mars 2011 à une révolte qui s'est militarisée au fil des mois. Téhéran accuse régulièrement les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d'aider militairement les rebelles syriens. Les Etats-Unis et l'opposition syrienne accusent quant à eux Téhéran de soutenir le régime du président Assad.

 

 

Et sur DirectMatin.fr : 

Syrie : la France confirme une réunion ministérielle à l'ONU le 30 août

Syrie : Morano (UMP) oppose activité de Sarkozy et vacances de Hollande

Un étudiant révolutionnaire à Alep raconte la torture et les désillusions