Protection des enfants, cheval de bataille du CSA

Par AFP, publié le
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Logo du Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) [Thomas Samson / AFP/Archives]
Logo du Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) [Thomas Samson / AFP/Archives]

Signalétique des programmes pour les plus jeunes renforcée, espace sur internet destiné au dialogue avec les parents et les jeunes, temps d'exposition de la campagne allongé: le CSA a décidé d'accroître la protection des très jeunes téléspectateurs.

Principale nouveauté, la mise en place d'un "espace de dialogue" sur le site internet du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Accessible à partir du 20 novembre, date du lancement de la campagne 2012, cet "espace interactif" axé sur la "simplicité d'utilisation" doit "permettre le dialogue du public, adultes et jeunes, entre eux et avec le CSA", a précisé la haute autorité de l'audiovisuel.

L'objectif est de "répondre aux questionnements des parents à l'aide de conseils simples et concrets".

"On attend beaucoup de ce dialogue avec le public. J'espère que les parents vont nous écrire. C'est une grande première, ça ne s'est jamais fait", a souligné Françoise Laborde, membre du CSA et présidente du groupe de travail jeunesse et protection des mineurs.

Par ailleurs, le pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation d'un -10 en noir, destiné aux programmes comportant des scènes susceptibles de heurter les moins de 10 ans sera affiché de manière permanente à partir du 12 décembre sur toutes les chaînes. Jusqu'ici, il n'était présent que quelques secondes en début de programme.

Les autres pictogrammes, concernant les -12, -16 ou -18 ans, sont déjà affichés pendant toute la durée du programme.

En 2011, les chaînes nationales gratuites ayant diffusé le plus de programmes signalisés entre 6H et 22H sont : NRJ 12 (1.171 heures), NT1 (1.000) et Direct Star, devenue D17, (779).

Fort logiquement, il n'y avait que la chaîne pour enfants Gulli, dont 100% des programmes étaient classés "tous publics".

 

Plus de 1.500 plaintes en 2011

Enfin, la campagne de sensibilisation par spots TV durera cette année une semaine de plus, du 20 novembre au 10 décembre. Au-delà de cette période, qui sera obligatoire pour les chaînes, celles-ci peuvent prolonger la campagne jusqu'au 31 décembre si elles le souhaitent.

Côté contenu, les deux films de la campagne 2011, incitant les enfants à prendre de la distance, alors que se multiplient les supports TV (tablette...), tout en encourageant leurs parents à ne pas les laisser trop seuls, seront rediffusés.

A l'heure du développement de la télévision de rattrapage ou de la vidéo à la demande, une attention particulière a été accordée aux "services de médias audiovisuels à la demande" (SMAD).

En 2011, le CSA avait demandé aux chaînes proposant des SMAD de diffuser la campagne. Cette année, l'obligation est élargie "à tous les éditeurs et distributeurs de SMAD" qui pourront utiliser les visuels de la campagne en page d'accueil et diffuser les films avant les vidéos ("pré-roll").

Concernant les plaintes du public, le CSA a indiqué avoir reçu en 2011 "plus de 1.500 plaintes de téléspectateurs concernant la protection du jeune public", soit une hausse de 5,7% par rapport à 2010. Environ deux tiers portaient sur des programmes de télévision, le reste sur des publicités ou des programmes radio.

Les plaintes concernant les émissions de téléréalité et la violence dans les journaux télévisés sont les plus récurrentes.