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Var : le curé planque dans le confessionnal pour démasquer le pilleur de tronc

Excédé, le père Hubert Blin s'est enfermé dans le confessionnal de son église du Pradet (Var) pour épier son voleur. Photo d'illustration. [CC / Septentria].

Le curé, excédé par des années de pillage d'un tronc de son église du Var, a fini par planquer dans le confessionnal pour démasquer le coupable, puis, tel un détective, l'a pris en filature pour le livrer à la police.

"Ca faisait trois ans que quelqu'un pillait le tronc des cierges", raconte le père Hubert Blin, qui s'est transformé en Sherlock Holmes dans son église du Pradet, près de Toulon, avant les célébrations de Noël.

"On avait un trou de près de 3 000 euros par an. Vous savez toutes les paroisses du monde fonctionnent avec les quêtes, les troncs (ndlr : un tronc est une sorte de tirelire installée dans une église pour collecter les dons en espèces faits par les fidèles) pour les sacrements. En plus comme les temps sont difficiles...", explique le curé.

Les pillages se déroulaient toujours à l'heure du déjeuner 

Les pillages se déroulaient à l'heure du déjeuner, lorsque l'église est désertée. "J'en ai eu assez, les caméras amateurs ça n'avait rien donné et nous n'avons pas les moyens de mettre de la vidéo-surveillance. Je me suis enfermé dans le confessionnal, le seul endroit où je peux voir et où l'on ne peut pas me voir. Ca a tout de suite marché !", détaille père Blin.

L'offensive se passe le 23 décembre. "Je me suis enfermé à 12h00 au confessionnal, quelques personnes sont venues faire des prières et l'homme est arrivé à 12h30".

Une technique ingénieuse

Son outil : "une languette en plastique avec une plaquette en plomb et du scotch double face puissant, le tout attaché à un fil de pêche". "C'est assez ingénieux, car une chicane à l'intérieur du tronc empêche en principe de remonter les pièces et les billets", note-t-il.

La technique rappelle celle utilisée par Bourvil, dans le grand classique "Un drôle de paroissien" de Jean-Pierre Mocky (1963), sur une entreprise familiale de pillage de troncs d'églises. 

"Je l'ai tancé vertement, je lui ai dit que c'était un voleur et je lui ai retiré un cinq euros encore collé à son système", précise le prêtre. Le voleur a sans doute un véritable "chapelet d'églises" où il opère, subodore-t-il. Le pilleur pris la main dans le tronc est mis dehors, mais le curé le suit discrètement tout en appelant la police, qui vient le cueillir.

L'homme, qui s'est présenté comme un SDF de 67 ans, a été relâché le même jour par la police après confiscation de son outil de pêche. Il a assuré aux policiers qu'il s'était seulement livré à deux reprises à ce type d'activité.

 

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