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Une journée avec les militaires à Paris

Un militaire en patrouille sur la place de la Nation, à Paris, le 14 janvier. Un militaire en patrouille sur la place de la Nation, à Paris, le 14 janvier. [Mickael Sizine / Direct Matin]

Famas en main, gilets pare-balles sur le dos, ils avancent en rangs serrés et leurs regards balaient les alentours à la recherche d’un éventuel comportement suspect.

 

Sur la place de la Nation, comme dans de nombreux autres endroits de la capitale depuis les attentats, un groupe d’une demi-douzaine de militaires patrouille.

"Nous sommes sur le qui-vive en permanence. Rien ne doit nous échapper", souligne le caporal J., posté devant une bouche de métro. Très concentré, le soldat lorrain est peu loquace, même avec ses coéquipiers, avec qui il échange simplement des informations de terrain.

 

Des factions devant des écoles

Au total, plus de 6 000 hommes ont été déployés en région parisienne pour sécuriser les sites fréquentés et sensibles (gares, monuments, lieux de culte…).

La tension est particulièrement accrue aux abords des édifices fréquentés par la communauté juive. L’école Lucien-de-Hirsch, à deux pas des Buttes-Chaumont (19e), n’y déroge pas. Ici, pas de patrouille mais une équipe en faction devant les deux portes d’entrée de l’établissement avec ordre de ne pas bouger.

Des sentinelles "rassurantes et nécessaires", pour le directeur de l’école, Paul Fitoussi, mais aussi pour les élèves et leurs parents, qui ne manquent d’ailleurs pas d’offrir des pâtisseries à leurs protecteurs. Des attentions touchantes pour le caporal-chef M., qui "ne s’attendait pas un tel soutien de la population".
 
 
Le centre opérationnel au Fort-Neuf de Vincennes

Mais les hommes restent sur le qui-vive, en liaison radio permanente avec les policiers patrouillant dans le quartier, ainsi qu’avec l’état-major tactique, établi au Fort-Neuf de Vincennes. Ce centre opérationnel ultra-surveillé a la rude tâche de coordonner une partie des effectifs, qui sont dix fois supérieurs à ceux mobilisés pour le plan Vigipirate traditionnel.

Sur place, ils sont des dizaines, les yeux rivés sur des cartes et des ordinateurs. Pour eux, la difficulté réside surtout dans leur capacité à diriger les troupes à distance, dans un environnement à l’architecture et à la population exceptionnellement denses.
 

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