Copé demande d'attendre le rapport des experts de l'ONU

Par AFP, publié le
GooglePlus Facebook Twitter Pinterest Linkedin Commentez cet article Envoyez le par mail Imprimez le
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, lors d'un meeting à Chateaurenard, le 25 août 2013 [Boris Horvat / AFP/Archives]
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, lors d'un meeting à Chateaurenard, le 25 août 2013 [Boris Horvat / AFP/Archives]

Le président de l'UMP Jean-François Copé a demandé samedi au président François Hollande d'"attendre les conclusions des inspecteurs de l’ONU" avant de décider d'une intervention militaire avec les Etats-Unis en Syrie.

"Je le redis, la France doit conserver sa totale liberté d’initiative. Avant toute décision, il faut attendre les conclusions des inspecteurs de l’ONU" sur l'usage d'armes chimiques en Syrie, "le syndrome irakien est présent dans tous les esprits", déclare M. Copé dans un entretien à Sud Ouest dimanche.

Dans cet esprit, le numéro un de l'UMP veut "mettre en garde le président Hollande contre un certain suivisme vis-à-vis de nos alliés américains".

"Cette inquiétude", assure M. Copé, "est étayée par le fait qu’il refuse obstinément de recevoir les chefs de l’opposition et les présidents de groupes parlementaires, ce qui nous prive des informations nécessaires", toujours d'après cet entretien dont des extraits ont été publiés samedi sur le site internet de Sud Ouest.

Selon le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), "si et seulement si l’utilisation des armes chimiques est établie, une intervention ciblée et limitée, dont l’objectif ne serait pas le renversement du régime, doit être mise sur la table".

Il juge qu'on ne peut "laisser impuni le gazage d’innocents, de femmes et d’enfants". "Il s’agit d’un crime contre l’humanité. Ne rien faire nous déshonorerait, ce serait une tache pour nos consciences et pour les valeurs humanistes de l’Europe qui a subi de telles horreurs sur son sol dès la bataille d’Ypres en 1915. Et cela inciterait Assad à reproduire ce type d’action barbare", ajoute M. Copé.