Renault : fin des négociations sur la compétitivité

Par AFP, publié le
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Le président du groupe Renault, Carlos Ghosn, le 14 février 2013 à Boulogne Billancourt [Eric Piermont / AFP/Archives]
Le président du groupe Renault, Carlos Ghosn, le 14 février 2013 à Boulogne Billancourt [Eric Piermont / AFP/Archives]

Les négociations chez Renault se sont terminées mardi et un projet d'accord de compétitivité doit être soumis mercredi aux syndicats qui se prononceront dans les prochaines semaines, a-t-on appris auprès de la direction et de sources syndicales.

Selon la direction, deux "avancées" ont marqué ce dernier rendez-vous avec les quatre syndicats représentatifs (CFE-CGC, CGT, CFDT et FO): la création en 2013 d'un observatoire de l’accord et l'engagement de la direction de renforcer l'actionnariat salarié.

La direction a rappelé mardi ses engagements en cas de réussite de l'accord: aucune fermeture d'usine en France, 8.260 suppressions de postes d'ici 2016 (7.500 suppressions d'emplois nettes) sans recourir à un plan social ni à un plan de départs volontaires, attribution à des usines françaises de 80.000 véhicules supplémentaires venant de partenaires (qui pourraient être Nissan et Daimler).

Le projet d’accord complet sera présenté mercredi aux syndicats, indiquent ces derniers. Le texte devrait ensuite être présenté pour consultation au comité central d’entreprise et dans les comités d’entreprise des filiales concernées (mi-mars selon une source syndicale), "préalable à la signature entre les organisations syndicales et le président du groupe Renault, Carlos Ghosn", poursuit la direction, selon qui "cette signature pourrait intervenir dans les prochaines semaines".

Depuis le début du cycle de négociations à l'automne 2011, la direction a déroulé ses propositions avant d'en remodeler certaines: organiser le fonctionnement des sites industriels en deux pôles régionaux à partir de fin 2013, "mutualiser les activités des fonctions support qui ne sont pas directement liées à l’activité quotidienne de la production", alignement de tous les sites sur les 35 heures hebdomadaires et gel des salaires en 2013.

Après avoir voulu fixer dans cet accord la politique salariale pour 2014 et 2015, la direction a fait marche arrière et renvoyé ce sujet aux négociations annuelles obligatoires.

C'est un des points sur lesquels "on a été entendus", a souligné Laurent Smolnik, délégué FO, mais "pas suffisamment sur le temps de travail". Ce syndicat consultera les équipes et devrait se prononcer début mars.

La CFE-CGC, de même, ne s'est pas engagée, dans l'attente du texte complet de projet d'accord, de sa validation par un juriste et de la consultation des équipes, a indiqué à l'AFP Dominique Chauvin, délégué central.

La CGT appelle les salariés à "exprimer leur point de vue", dans un communiqué où elle dénonce l'accord, "une nouvelle régression sociale" et "la délocalisation et externalisation des métiers déclarés non coeur de métier à l’ingénierie".

"Il n’existe donc aucune contrepartie aux reculs sociaux imposés par cet accord", estime la CGT.