En direct
A suivre

Salles de shoot : comment ça marche ?

Une salle de consommation de drogue en Espagne. [JOSEP LAGO / AFP]

Matignon a annoncé mardi avoir donné son feu vert à l'expérimentation d'une première salle de consommation de drogue à Paris suscitant l'indignation des des partis de l'opposition, opposés à une telle mesure.

 

Le ministère de la Santé est chargé avec la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies) de mettre en place cette expérience.

Ces salles de consommation, ou salles de shoot, sont actuellement illégales en France. Elles doivent permettre aux toxicomanes de consommer leurs produits dans de bonnes conditions d'hygiène et sous supervision de personnels de santé, et de réduire les troubles à l'ordre public.

 

Comment fonctionnent les salles de shoot ? 

Concrètement, le toxicomane est accueilli dans le local par du personnel médical et/ou associatif. Avant de pouvoir accéder à la salle de shoot, le personnel vérifie que le toxicomane est "en état" de se droguer, c’est-à-dire vérifier qu'il n'y a pas de risques d'overdose.

Une fois ces vérifications effectuées, le personnel du centre lui fournit du matériel stérilisé à usage unique, comme les seringues.

Toujours sous la surveillance du personnel de santé, l'usager peut ensuite  prendre la substance. Le toxicomane, est, en général, assis à une petite table disposant d'un lavabo et d'une poubelle.

Ces salles sont également des lieux où les consommateurs de drogue pourront obtenir des conseils...

 

Les exemples de l'étranger

Les salles de shoot, également appelées centres d'injections supervisés, existent dans une dizaine de pays : la Suisse, l'Allemagne, l'Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Canada et le Québec. L'Europe compte ainsi 80 salles de de consommation.

Selon un rapport de l'Inserm datant de 2010, ces salles ont "apporté des bénéfices aux usagers" en matière de sécurité et d'hygiène et ont permis la diminution des comportements à risque". En outre, l'Inserm souligne que ces centres d'injections supervisés "bénéficient également à la communauté par la réduction de l'usage de drogues en public et des nuisances associées". 

De son côté, l'Académie de médecine renouvelle son opposition aux salles de shoot estimant que la priorité devait être donnée au traitement. 

 

 

Et aussi sur Directmatin.fr :

Le fonctionnement des salles de shoot en image

Salle de shoot : Marisol Touraine pour "des réponses sans tabou"

Pécresse dénonce un "empoisonnement assisté"

Des villes prêtes à expérimenter les salles de shoot

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités