Le budget 2013 de retour devant les députés

Par AFP, publié le
GooglePlus Facebook Twitter Pinterest Linkedin Commentez cet article Envoyez le par mail Imprimez le
Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget à l'Assemblée nationale, le 11 décembre 2012 [Patrick Kovarik / AFP]
Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget à l'Assemblée nationale, le 11 décembre 2012 [Patrick Kovarik / AFP]

Après son rejet au Sénat, le projet de loi de Finances 2013 est de retour jeudi devant les députés, en nouvelle lecture, avec notamment en débat une hausse supplémentaire de 2 euros de la redevance audiovisuelle.

Ce premier budget du quinquennat Hollande, qui prévoit environ 20 milliards d'euros de hausses d'impôt et 10 milliards d'économies dans les dépenses, est le signe d'une "volonté inaltérable de redresser les comptes publics", a souligné Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, à l'ouverture des débats.

Le gouvernement, qui s'y serait engagé auprès du président de France Télévisions Remy Pfimlin selon le président de la commission des Affaires culturelle de l'Assemblée Patrick Bloche (PS), va proposer d'ici vendredi une hausse de 2 euros supplémentaire de la redevance.

Lors de la première lecture du projet de budget, en octobre, l'Assemblée avait voté une augmentation de 4 euros de la redevance, de 125 à 129 euros, et M. Bloche avait renoncé, à la demande du gouvernement, à un amendement pour la porter à 131 euros. Un amendement similaire a été présenté et adopté ensuite au Sénat.

Devrait également être voté d'ici vendredi un autre amendement du gouvernement concernant notamment les partenariats publics-privés (PPP), qui seraient exclus du plafonnement de déductibilité des frais financiers de l'impôt sur les sociétés comme les concessionnaires et délégataires de services publics. Cette mesure, d'un coût de 300 millions d'euros selon une source parlementaire, devrait être "surcompensée" par une modification de la niche dite Copé, selon M. Cahuzac.

"Ce budget va contre l'investissement, le pouvoir d'achat et la compétitivité", a critiqué jeudi l'ancien ministre du Budget Eric Woerth (R-UMP). Embrayant sur l'installation de Gérard Depardieu en Belgique, Hervé Mariton (UMP) a lui accusé le gouvernement de "faire la chasse aux riches" et de donner "un coup de matraque fiscale (aux) entreprises et (aux) particuliers".

S'il a salué l'amorce d'un effort de redressement des comptes publics, Eric Alauzet (EELV) a regretté que "la fiscalité écologique tarde à émerger".

"Les entreprises sauvent la mise mais les ménages accusent un choc fiscal de grande ampleur", a lancé Roger-Gérard Schwartzenberg au nom des radicaux de gauche.