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Créé le  14 nov 2012 à 15:20 | Dernière mise à jour le  14 nov 2012 à 16:06
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Un inceste "consenti" jugé en appel à Amiens

Un inceste
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Un père de famille est jugé pour viol aggravé sur ses deux filles, qui revendiquent leur consentement, à partir de mercredi 14 novembre à la cour d’assise d’appel de la Somme à Amiens.

Un père de famille est jugé pour viol aggravé sur ses deux filles, qui revendiquent leur consentement. Le procès a commencéà huis-clos mercredi 14 novembre à Amiens devant la cour d’assises d'appel de la Somme.

"La particularité de ce procès est que les parties civiles sont à l'unisson (de l'accusé)", a annoncé Maître Hubert Delarue, l’avocat du père. Le procès en appel qui débute aujourd’hui s'avère compliqué.

Un père de famille est accusé d’avoir abusé de ses deux filles à l’époque où elles avaient respectivement 16 et 18 ans. Les deux filles, aujourd’hui âgées de 29 et 31 ans, clament l’innocence de leur père et revendiquent leur consentement durant les rapports sexuels. Un enfant est né de la relation du père avec une de ses filles.

Lors du jugement en première instance devant la cour de l’Oise, en mai 2011, le père avait été condamné à 8 ans de prison et la mère, accusée de « complicité de viol aggravé sur mineur de 15 ans et non dénonciation », à 5 ans de prison. Cette dernière, selon le récit de la plus jeune des deux filles, tenait même un planning pour savoir qui coucherait avec le père et quand.

 

Un procès délicat

Selon Maître Hubert Delarue, les deux filles avaient plus de 15 ans à l’époque des faits, ce qui aurait dû aboutir à un délit de corruption de mineur, jugé en correctionnelle.

L’avocat tente de défendre son client en appuyant sur la particularité de cette famille. "La justice n'a pas compris le fonctionnement de cette famille", a-t-il confié à l’AFP, tout en se questionnant sur le rôle de la justice : « Est-elle là pour dire le droit et la morale ? ».

Pour compliquer encore ce procès délicat, les filles se sont portées parties civiles afin de « pouvoir assister au procès, pour qu’on ne les prive pas de leur vérité », a souligné Maître Delarue.

Seule la mère est favorable à une condamnation. « Elle n’explique pas forcément comment ça a commencé, pourquoi ou comment, elle en est intellectuellement incapable, (…) mais avec le recul, elle a bien compris que tout était complètement vicié », a déclaré Maître Florence Danne-Thiefine, son avocate.

 

« Un contexte social confortable »

La famille qui compte cinq enfants en tout n'était pas prédéstinée à de tels agissements avec « un chef de famille extrêmement intelligent, qui gagne très bien sa vie à l’époque », explique Maître Danne-Thiefine. Les parents ne souffraient pas de problèmes d’alcoolisme et aucune violence conjugale n’avait été enregistrée. La famille vivait dans un « contexte social tout à fait confortable » avec « une magnifique propriété aux alentours de Compiègne », assure l’avocate de la mère.

L’affaire avait été découverte suite à l’envoi d’une lettre écrite par une connaissance, au nom d’une des filles,  pour dénoncer les faits. 

Direct Matin avec AFP
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