Echirolles : le dernier fuyard s'est rendu

Par AFP, publié le
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L'interpellation d'un des suspects, le 2 octobre 2012. [ARCHIVES AFP]

Le dernier fuyard recherché dans le cadre de l'enquête sur la rixe mortelle d'Echirolles (Isère), un jeune homme de 20 ans, s'est rendu jeudi en fin d'après-midi au commissariat de Grenoble, a indiqué à l'AFP une source policière.

En début d'après-midi, un autre jeune homme de 18 ans, recherché dans le cadre de cette affaire, s'était rendu à l'hôtel de police de Grenoble puis placé en garde à vue.

Ces personnes ont déjà été condamnées pour des faits de grande violence. Le premier fuyard qui s'est rendu aujourd'hui est un Grenoblois âgé de 18 ans. Il était sorti la semaine dernière de prison. Il avait été condamné à 18 mois de prison dont 6 mois ferme, pour avoir porté deux coups de couteaux à la main et à la cuisse d'un vigile à Echirolles. 

Le deuxième fuyard a s'être rendu aura 21 ans le 27 octobre. Il a pour sa part été jugé en comparution immédiate le 27 août dernier pour avoir attaqué un homme avec un couteau à un distributeur automatique à Grenoble. Le tribunal l'avait relaxé mais le parquet avait fait appel de cette décision.

Mercredi dernier, l'un des trois fuyards recherchés depuis mardi s'était constitué prisonnier en se rendant à l'Hôtel de police de Grenoble.Un autre jeune, âgé de 17 ans, qui ne faisait pas l'objet d'un mandat de recherche, s'est également "rendu" spontanément mardi soir, accompagné de son oncle, au commissariat de Cachan dans le Val-de-Marne.

 

Aucun n'a reconnu sa participation aux faits

Huit personnes ont d'ores et déjà été présentées aux juges d'instruction. "Nous estimons (que ces personnes) ont participé de façon directe à la mort des deux victimes", avait déclaré dans l'après-midi le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, au cours d'une conférence de presse. Voir la vidéo.

"Aucun n'a reconnu sa participation aux faits", avait-il toutefois précisé. "Ceux qui reconnaissent leur présence sur les lieux sont peu nombreux. Ils disent qu'ils n'ont rien fait".

Sur les 12 personnes en garde à vue mercredi matin, quatre avaient été relâchées car "il n'y avait pas de charges suffisantes" contre eux ou "parce que des éléments nous permettent d'affirmer qu'ils n'étaient pas sur place au moment des faits", avait précisé le procureur.

Plusieurs éléments à charge ont été recueillis à l'encontre des huit suspects : des témoignages des trois survivants de la rixe, les dépositions de certains gardés à vue, l'analyse des images de vidéosurveillance et des objets dont les agresseurs étaient porteurs lors de la rixe.

 

Trois juges d'instruction

Trois juges d'instruction seront chargés de l'enquête. Le parquet avait requis des mandats de dépôt pour l'ensemble des personnes déférées car les suspects, ayant "des attaches à l'étranger", présentaient un risque de fuite.

Lors de cette rixe mortelle, avec usage de couteaux, manches de pioche, bâtons ou encore marteau, Kevin, étudiant, et Sofiane, éducateur, âgés de 21 ans, ont reçu plusieurs coups de couteau, sept à huit pour Kevin, et une trentaine pour Sofiane.

Le procureur a souligné qu'il avait choisi la qualification "la plus haute", celle pour assassinat, car "le fait de venir à plusieurs, armés, constitue la préméditation des homicides".