Amiens : trois personnes jugées ce vendredi

Par Direct Matin avec AFP, publié le
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 Trois personnes arrêtées après les violences d’Amiens doivent être présentées au parquet ce vendredi matin puis jugés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Amiens dans l’après-midi.
Trois personnes arrêtées après les violences d’Amiens doivent être présentées au parquet ce vendredi matin puis jugés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Amiens dans l’après-midi. [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Trois personnes arrêtées après les violences d’Amiens doivent être présentées au parquet ce vendredi matin puis jugées en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Amiens dans l’après-midi.

Jeudi matin, les policiers ont procédé à des interpellations à la suite des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre qui ont eu lieu lundi soir à Amiens Nord. Cinq jeunes de 15 à 30 ans ont ainsi été interpellés. Quatre d’entre eux ont été arrêtés à Amiens Nord, le dernier dans un autre quartier. Sur les cinq personnes arrêtées, trois seraient susceptibles d’avoir pris part aux émeutes en début de semaine. Les deux autres sont poursuivis pour vol de scooter et détention et  trafic de stupéfiant, des faits à la marge des affrontements a précisé le procureur adjoint.

Parmi ces trois personnes, deux ont été prises en flagrant délit d’incendie volontaire de poubelles et se sont vantées d’avoir mis le feu à d’autres poubelles dans la nuit de lundi à mardi. Ils encourent 10 ans de prison.

Le troisième jeune a été arrêté alors qu’il se présentait au commissariat dans le cadre de son contrôle judiciaire. Il s’agit d’un homme de 27 ans qui va être poursuivi pour « provocation directe à l’attroupement armé » et « rébellion suivie d’effets ». Reconnu par un policier, il aurait exhorté des jeunes à la violence lors de la cérémonie de deuil de dimanche soir, qui avait déjà donné lieu à des heurts entre des habitants du quartier et la police. Sa participation aux événements de lundi soir n’a en revanche pas pu être établie.

Des images prises par la caméra thermique d’un hélicoptère de la gendarmerie ont permis de faire avancer l’identification des émeutiers présumés, selon une source proche de l’enquête.

Lors des émeutes, 17 policiers ont été blessés et trois établissement publics (dont une école) incendiés.  Les violences avaient éclaté après le contrôle musclé d’un automobiliste en marge d’un repas de deuil dont les participants disent avoir été brutalisés par la police.