Un enfant de 18 mois se noie

Par AFP, publié le
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Des jumeaux de 18 mois sont tombés mardi à Castres (Tarn) dans une petite piscine gonflable où l'un s'est noyé, l'autre, dans un état très grave, ayant dû être hospitalisé.[AFP]
Des jumeaux de 18 mois sont tombés mardi à Castres (Tarn) dans une petite piscine gonflable où l'un s'est noyé, l'autre, dans un état très grave, ayant dû être hospitalisé.[AFP]

Des jumeaux de 18 mois sont tombés mardi à Castres (Tarn) dans une petite piscine gonflable où l'un s'est noyé, l'autre, dans un état très grave, ayant dû être hospitalisé, a-t-on appris mercredi auprès des pompiers.

Les deux enfants, ont précisé les secours, ont profité de l'absence de la mère, occupée dans la cuisine, pour s'approcher du petit bassin "de moins de 50 cm de haut" placé dans le jardin. Ils n'auraient échappé que quelques instants à la vigilance des parents.

Malgré l'arrivée rapide des secours et des efforts pour le réanimer, l'un des jumeaux est décédé. L'autre, transporté par hélicoptère à Toulouse pour y être hospitalisé, a du être placé sous respirateur. Ce mercredi matin, l'enfant était toujours entre la vie et la mort selon le parquet. Les enfants ont été découverts dans le bassin par leur mère dont les cris ont alertés les voisins. Les parents ont été hospitalisés en état de choc.

L'enquête tentera d'établir ce qui s'est réellement passé a précisé le parquet. La piscine peu profonde mais remplie, était semblable à toutes celles que l'on trouve dans le commerce. Les secours insistent sur le fait qu'il suffit de très peu d'eau pour qu'un enfant en bas âge se noie. "On ne sait pas comment peuvent réagir les enfants en bas âge qui tombent dans l'eau" a indiqué le porte-parole des secours.

La semaine dernière, dans la même région, une autre enfant de 18 mois a été hospitalisée entre la vie et la mort après avoir été retrouvée inanimée dans un bassin du jardin familial à Tournefeuille, près de Toulouse. Elle est aujourd'hui toujours sous assistance respiratoire et le pronostic vital reste engagé, souligne le parquet. Véronique Benguigui, agente sociale des Pyrénées-Orientales, racontait mercredi dans le quotidien l'Indépendant comment un bref relâchement de la surveillance parentale lui avait fait perdre sa fillette de 19 mois en 2003 dans la piscine de son frère. "On se disait : on est des gens prudents. Ca ne nous arrivera pas. Pas à nous." Elle a créé une association et fait paraître deux livres parce que "si on peut, ne serait-ce que sauver une vie, le décès de ma fille ne sera pas inutile".

 

Trois personnes en moyenne sont mortes noyées chaque jour en France entre le 1er juin et le 26 juillet, selon l'enquête en cours de l'Institut de veille sanitaire (InVS) sur les noyades estivales. En huit semaines, l'InVS a recensé 409 noyades accidentelles, dont 172 ont été mortelles. Sur les 409 noyades accidentelles, 15% ont eu lieu dans des piscines de tous les types. Les enfants ont payé un lourd tribut puisque pendant cette période, 27 jeunes de moins de 20 ans étaient décédés, et parmi eux cinq enfants de moins de 6 ans, dont deux avaient trouvé la mort en piscine privée familiale, selon l'InVS.

Une précédente étude, sur les noyades de l'été 2009, avait dénombré 462 décès par noyade, dont 41 en piscine familiale et - sur ces 41 - 19 concernant des enfants de moins de 6 ans. Chez les enfants de 1 à 4 ans, les noyades accidentelles étaient alors la deuxième cause de décès accidentel après les accidents de la route, notait l'Institut.