Le procès de l'automobiliste flashé 94 fois renvoyé

Par AFP, publié le
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Des voitures passent le 2 juin 2011 devant un panneau indiquant la proximité d'un radar sur une route nationale près de Vienne (sud-est)[AFP/Archives]

Le procès pour "mise en danger d'autrui" pour plusieurs excès de grande vitesse d'un chef d'entreprise de 40 ans, flashé à 94 reprises, est renvoyé au 30 novembre.

Le tribunal correctionnel de Versailles a maintenu l'automobiliste sous contrôle judiciaire, avec interdiction de conduire un véhicule.

Présent vendredi matin à l'audience, le quadragénaire à la silhouette élancée et aux cheveux poivre et sel, vêtu d'un costume gris, n'a pas souhaité s'exprimer devant la presse.

Le tribunal de Versailles doit juger le chef d'entreprise uniquement pour les excès de vitesse commis dans les Yvelines, soit 61 infractions sur les 94 constatées.

La justice lui reproche une "mise en danger d'autrui" dans les neuf cas où il roulait à plus de 180 km/h sur des portions d'autoroutes limitées à 70 km/h, notamment sous le tunnel de l'A86.

L'un des excès de vitesse constaté atteint 251 km/h.

Déjà condamné à plusieurs reprises pour des délits routiers, le quadragénaire est aussi poursuivi en récidive pour 38 délits de grands excès de vitesse et 14 excès de vitesse contraventionnels.

L'automobiliste, originaire de Seine-Maritime, conteste être l'auteur de ces infractions, le BMW X6 flashé, immatriculé au Luxembourg, étant loué au nom de sa société et pouvant être, selon lui, utilisé par ses collaborateurs ou ses proches, selon une source judiciaire et son avocat, Me Adrien Weil.

"Le problème de la verbalisation automatique, c'est de trouver l'auteur", a estimé Me Weil. "On ne peut pas voir le conducteur", les photos prises par les radars dans ce dossier flashant l'arrière du véhicule, a-t-il ajouté.

"Il conteste, mais il habite Rouen et va chercher son fils dans l'Essonne les week-ends. Or, il est flashé au même endroit dans les Yvelines tous les vendredis et les dimanches soirs et son téléphone borne tout le long du trajet", a pour sa part fait valoir la source judiciaire.

L'automobiliste encourt un an de prison.