Pollution : quand Pékin ne respire plus

Par Direct Matin, publié le
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La pollution sur les gratte-ciel à Pékin alors que le soleil se lève le 14 janvier 2013 [Mark Ralston / AFP]

En Chine, la pollution est telle qu’on ne fait plus la distinction entre l’air ambiant et les vapeurs toxiques d’un incendie.

Lundi matin, dans l’est du pays, il a en effet fallu attendre trois heures avant que le feu ravageant une usine de meuble ne soit signalé. Il est vrai que pour les Chinois, les conséquences du pic de pollution de ces derniers jours sont les mêmes : difficulté à respirer, odeur âcre, visibilité réduite.

Les particules fines nocives pour la santé ont atteint un taux plus de quarante fois supérieur au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les urgences hospitalières voient arriver deux fois plus de patients présentant des problèmes respiratoires ou cardiaques. Lundi, les autorités de Pékin ont ainsi fermé les écoles les plus exposées et invité les habitants à rester chez eux.

 

Charbon et automobiles

Les causes principales de cette pollution record sont bien identifiées. Premier marché automobile mondial, la Chine voit son trafic routier augmenter d’année en année – cinq millions de véhicules circulent chaque jour à Pékin – sans pour autant miser sur les énergies propres.

Par ailleurs, le pays fait face, depuis quelques semaines, à une vague de froid ayant entraîné une poussée de la consommation d’énergie. Une énergie puisée à 70 % de la combustion du charbon, faisant de l’Empire du Milieu le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

Deux facteurs qui font monter le taux de pollution et, à force, la grogne des habitants. Le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, y est même allé de son gros titre : «Edifier une belle Chine commence par respirer de façon saine».

 

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