Hollande cajole la Pologne

Par AFP, publié le
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Le président français François Hollande au Parlement polonais, le 16 novembre 2012 à Varsovie [Patrick Kovarik / AFP]
Le président français François Hollande au Parlement polonais, le 16 novembre 2012 à Varsovie [Patrick Kovarik / AFP]

Le président français François Hollande a assuré vendredi devant les deux chambres du Parlement polonais réunies que la France "fera tout" pour que la Pologne puisse rejoindre la zone euro.

"Je l'affirme devant vous: la France fera tout pour que la Pologne puisse rejoindre, quand elle en aura pris elle-même la responsabilité, la zone euro", a-t-il lancé devant les parlementaires polonais, estimant que c'était "l'intérêt de la Pologne" mais aussi de "la monnaie unique".

La Pologne espère respecter les critères de Maastricht dès 2013 mais n'a pas donné de date pour son entrée dans la zone euro.

"Je n'entends pas figer la zone euro dans sa géographie actuelle et l'isoler du reste de l'Europe", a souligné le président français. "Nous n'avons pas aboli les frontières en Europe qui divisaient le continent pour en ériger de nouvelles", a-t-il fait valoir.

Le président français François Hollande avec son homologue polonais Bronislaw Komorowski, le 16 novembre 2012 à Varsovie [Patrick Kovarik / AFP]
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Le président français François Hollande avec son homologue polonais Bronislaw Komorowski, le 16 novembre 2012 à Varsovie
 

"Je souhaite donc que la Pologne puisse participer dès qu'elle en décidera à l'édification de cette Europe renforcée sur les bases de la zone euro", a insisté M. Hollande, qui a estimé que "sans attendre, la Pologne doit être pleinement associée aux travaux sur l'avenir de l'union économique et monétaire".

Des tensions étaient apparues entre Varsovie et Paris au sujet des sommets de la zone euro à l'occasion de la présidence polonaise de l'UE au 2ème semestre 2011.

La Pologne avait insisté pour pouvoir participer en qualité d'observateur à tous les sommets de la zone euro en compagnie des autres pays de l'UE n'ayant pas encore adopté la monnaie unique, mais s'était heurtée à l'opposition de la France, en particulier.