
L’équipe de France de handball a gagné assez de titres pour qu’on lui pardonne son Euro raté. Mais la faillite des Bleus en Serbie, qui s’est achevée, hier, par un match nul contre l’Islande (29-29) malgré un bon Accambray (10 buts), ne doit pas être banalisée. Mauvaise préparation, déceptions individuelles, suffisance coupable, sont autant de situations à corriger pour briller aux prochains JO.
Des entraînements à la carte
Michaël Guigou a été le premier à critiquer la préparation tricolore. Entre obligations médiatiques et rendez-vous avec les sponsors, les Bleus ne se sont pas beaucoup entraînés avant l’Euro : «On s’est très peu retrouvés entre nous pour bosser. La récupération a été mise de côté». Les six semaines de stage avant les Jeux de Londres ne seront pas de trop pour reconstruire un collectif.
Des cadres en souffrance
9/34, c’est le bilan catastrophique au tir de Nikola Karabatic en Serbie. Comme Narcisse ou Dinart, le meilleur joueur du monde est passé à côté de sa compétition. Si personne n’a bénéficié de passe-droit sur le terrain, cette faillite généralisée peut inquiéter à long terme.
Une prise de conscience tardive
Dans le dur dès le match face à l’Espagne, les Bleus ont (trop) fait confiance à leur capacité de réaction. Luc Abalo a avoué «ne pas avoir cru» à une élimination avant les trois dernières minutes du match contre la Croatie. Il faut souhaiter à l’équipe de France qu’elle n’ait pas entamé sa fin de règne sans même le savoir. •