
Les «sorciers blancs» ont toujours la cote sur le continent noir. Sur les seize sélections qui disputent la Coupe d’Afrique des nations depuis le 21 janvier, dix sont entraînées par des techniciens venus du monde entier.
Une tradition bien établie
Parmi eux, quatre Français avec Dussuyer (Guinée), Giresse (Mali), Courbis (Niger) et Renard (Zambie). Et la liste aurait pu être beaucoup plus longue si le Bénin d’Amoros, le Cameroun de Lavagne, ou le RD Congo de Le Roy étaient qualifiés pour cette édition 2012. Ce dernier a d’ailleurs été l’un des premiers à inaugurer cette tendance au milieu des années 1980, remportant l’épreuve avec les Lions indomptables en 1988. D’autres comme Troussier (Côte d’Ivoire, Nigeria, Burkina Faso, Afrique du Sud) ou encore Michel (Cameroun, Maroc, Guinée équatoriale) feront aussi de l’Afrique la terre de leurs exploits. De quoi renforcer l’attractivité de ces «sorciers blancs» aux dépens des entraîneurs locaux. «Si les entraîneurs français ou européens sont sollicités, c’est pour leur expertise et leur indépendance», analyse Alain Giresse. Mais ces choix ne sont pas du goût de tout le monde. «Ils n’ont jamais rien fait en France, ils viennent en Afrique nous voler notre boulot et ils sont payés comme des princes !», s’est emporté Stephen Keshi (Nigeria) dans L’Equipe Mag. Qui sortira vainqueur de ce duel entre entraîneurs locaux et étrangers ? Réponse le 12 février prochain. •