
Si on était méchant, on dirait que le tournoi commence enfin chez les hommes à l’Open d’Australie. Pour la troisième fois lors des quatre derniers Grands Chelems – seul Wimbledon fait exception –, les quatre meilleurs joueurs mondiaux sont au rendez-vous des demi-finales. Djokovic et Murray ont rejoint hier Federer et Nadal, à l’affiche ce matin pour leur 27e affrontement commun. Même David Ferrer, le seul avec Tsonga à avoir perturbé l’ordre établi en 2011 (il avait atteint les demi-finales à Melbourne) a confié une pointe de découragement, hier, après avoir trimé 2h44 sans parvenir à prendre un set à Novak Djokovic (6-4, 7-6, 6-1).
«Je crois que les quatre premiers au classement sont meilleurs que tous les autres. Et je ne pense pas que l’écart qui les sépare du reste des joueurs puisse être comblé. Regardez, l’année dernière, ils ont joué toutes les finales du Grand Chelem.» Depuis 2008, Federer, Nadal, Djokovic et Murray occupent, dans le désordre, les quatre premières places au classement ATP. Avant eux, il faut remonter à 1985 pour voir un quatuor de tête inchangé d’une année sur l’autre (McEnroe, Connors, Lendl et Wilander). C’est dire la tâche quasi impossible de leurs concurrents. •